Absence de Tidjane Thiam: Yapo Calice sort du silence et tranche

PDCI-RDA : S.E. Yapo Calice tranche et met fin aux polémiques sur l’absence de Tidjane Thiam

« Il faut arrêter ce débat. Ce qu’on nous demande, c’est de travailler. »
Face aux débats récurrents et parfois stériles autour de l’absence du président Cheick Tidjane Thiam du territoire ivoirien, le Secrétaire Exécutif en Chef du PDCI-RDA, S.E. Yapo Calice, est monté au créneau pour clarifier, recadrer et surtout rétablir la vérité.
Dans une déclaration sans détour, il a rappelé une évidence que certains semblent volontairement oublier : la présence ou l’absence physique du président du parti n’entrave en rien le fonctionnement du PDCI-RDA.
« La présence ou l’absence du président Cheick Tidjane Thiam sur le territoire ivoirien n’entrave en rien le fonctionnement du PDCI-RDA. Tous les organes du PDCI-RDA sont fonctionnels », a martelé S.E. Yapo Calice.
Selon lui, la vie du parti ne s’est jamais arrêtée : les vice-présidents sont là, les instances fonctionnent, les élus sont au travail, et les activités se poursuivent normalement.
« Est-ce qu’en l’absence du président, on a débat ou pas ? Est-ce qu’il n’y a pas d’activité ? Maintenant, ça suffit ! »
Le Secrétaire Exécutif en Chef a également tenu à rappeler que le Secrétariat Exécutif se réunit chaque jeudi et que les instructions du président sont reçues régulièrement, preuve que la direction politique du parti est bien assurée.
« La vie du parti n’est pas arrêtée. Le Secrétariat Exécutif tient des conseils chaque jeudi et nous prenons les instructions du président à chaque moment. »
Une mise en perspective historique salutaire
Pour couper court aux procès d’intention, S.E. Yapo Calice a convoqué l’histoire du PDCI-RDA. Il a rappelé que Félix Houphouët-Boigny, pourchassé par le pouvoir colonial entre 1950 et 1953, a passé plusieurs années en France sans que cela n’empêche le parti de vivre et de se structurer. De même, après le coup d’État de 1999, le président Henri Konan Bédié, contraint à l’exil, a vu le PDCI continuer à fonctionner normalement.
« Donc, nous sommes en 2026. Il y a Internet. Celui qui veut faire une réunion avec le président, il vient à mon bureau, appelle le président, et il fait une réunion avec lui. »
Autrement dit, à l’ère du numérique, l’argument de l’éloignement géographique ne tient plus.
Pas de base légale pour une “mise sous tutelle”
Répondant aux spéculations sur une hypothétique mise sous tutelle du parti en raison du séjour prolongé du président, S.E. Yapo Calice a été catégorique : ni la loi sur les associations, ni les textes internes du PDCI-RDA ne prévoient un tel cas.
« Vous prenez toutes les lois, tous les décrets, tous les arrêtés qui régissent les associations en Côte d’Ivoire, ce cas n’est pas prévu. Vous prenez nos statuts et règlements intérieurs, ce cas n’est pas prévu. »
Il a même cité l’article 81 du règlement intérieur pour rappeler que, dans l’hypothèse d’une réunion du Bureau politique en l’absence du président, c’est sur instruction du président lui-même que le Secrétaire Exécutif en Chef préside.
Conclusion sans appel :
« Il faut arrêter ce débat. Ce qu’on nous demande, c’est de travailler. »
Le cœur du parti : les militants et l’animation sur le terrain
Pour S.E. Yapo Calice, l’essentiel est ailleurs : la vie du parti dépend avant tout des militants. Il a appelé les hauts représentants, délégués, secrétaires de section et présidents de comités de base à reprendre l’initiative de l’animation politique sur tout le territoire, et pas seulement à Abidjan.
Il plaide pour un retour aux grandes rentrées politiques qui faisaient la vitalité du PDCI-RDA et se montre confiant quant aux effets de la restitution demandée par le président Tidjane Thiam.
« Quand cela va donner ses résultats, on va mettre tout le monde au travail. Comme on a dit, il faut que nous travaillions pour le retour au pouvoir. »
Un message clair : assez de polémiques, place au travail
En définitive, la sortie de S.E. Yapo Calice sonne comme un rappel à l’ordre : le PDCI-RDA a des défis politiques majeurs à relever, et le temps des procès d’intention doit céder la place à l’action, à l’organisation et au travail militant.
Le message est limpide : le parti fonctionne, les structures sont en place, la direction est assurée. Le reste n’est que bruit inutile. Et pendant que certains polémiquent, d’autres, au PDCI-RDA, travaillent déjà pour le retour au pouvoir.
JACQUES ROGER
LECONSERVATEUR

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