Frontière Côte d’Ivoire–Burkina: Téné Birahima Ouattara « regrette » les morts liés aux vols de bétail

De nouveaux incidents violents ont été enregistrés à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, faisant plusieurs victimes, à la suite de différends liés à des vols de bétail. L’information a été confirmée ce lundi par le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, qui a qualifié ces violences de « regrettables ».

Le ministre s’exprimait en marge d’une cérémonie officielle de remise d’un lot d’équipements militaires aux Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI). Sans entrer dans les détails opérationnels, Téné Birahima Ouattara a déploré des règlements de comptes violents consécutifs à des litiges pastoraux, ayant entraîné des pertes en vies humaines.

Une zone frontalière sous tension récurrente

Les zones frontalières entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont régulièrement confrontées à des tensions liées à la transhumance, aux vols de bétail et à l’insécurité rurale, dans un contexte marqué par la fragilisation sécuritaire du Sahel. Ces différends dégénèrent parfois en affrontements meurtriers entre groupes armés ou communautés locales, mettant à rude épreuve les mécanismes traditionnels de médiation.

Les autorités ivoiriennes rappellent que ces violences ne sauraient être assimilées à des conflits communautaires généralisés, mais relèvent plutôt de faits criminels localisés, souvent exacerbés par l’absence de contrôle suffisant dans certaines zones rurales isolées.

Renforcement de la sécurité et coopération régionale

Face à cette situation, le gouvernement ivoirien entend renforcer la présence sécuritaire le long des frontières, tout en poursuivant la coopération avec les pays voisins, notamment le Burkina Faso, afin de prévenir l’escalade des violences et lutter contre les réseaux criminels transfrontaliers.

La remise d’équipements militaires aux FACI s’inscrit dans cette dynamique de montée en puissance des capacités opérationnelles, dans un contexte régional marqué par la menace terroriste, la criminalité organisée et les conflits liés aux ressources.

Le ministère de la Défense appelle par ailleurs les populations à la retenue, au respect des lois et à privilégier les voies de règlement pacifique des différends, afin d’éviter de nouveaux drames humains dans ces zones déjà fragilisées.

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