La Chine s’apprête à interdire les poignées de portière dissimulées sur les voitures, à la suite de plusieurs accidents mortels impliquant des véhicules électriques. Les autorités estiment que ces systèmes de verrouillage présentent des risques majeurs en cas d’urgence, notamment lorsqu’il s’agit de secourir des occupants après un accident.
Dans plusieurs cas récents, des témoins ont tenté de désincarcérer des victimes, sans y parvenir, faute de savoir comment ouvrir les portières. Les poignées encastrées, utilisées sur de nombreux modèles électriques — notamment chez Tesla —, ne sont pas toujours intuitives à manipuler, en particulier dans des situations de stress extrême.
À compter du 1er janvier prochain, toutes les portières de voiture vendues en Chine devront pouvoir être déverrouillées mécaniquement, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Les nouvelles règles imposeront également des dimensions minimales pour les poignées, afin de garantir leur visibilité et leur accessibilité.
Par ailleurs, le gouvernement chinois exige des constructeurs qu’ils indiquent plus clairement l’emplacement des dispositifs de déverrouillage. Ceux-ci varient fortement selon les modèles et peuvent s’avérer difficiles à repérer en situation d’urgence, notamment pour les enfants. Un scénario jugé particulièrement préoccupant est celui d’un véhicule en feu avec des portières verrouillées.
Ces mesures font suite à plusieurs accidents survenus l’an dernier. En octobre, à Chengdu, un automobiliste a perdu la vie après que sa voiture a pris feu. Malgré l’intervention de témoins, la portière n’a pas pu être ouverte à temps, les poignées dissimulées ayant vraisemblablement retardé les secours.
Avec NOS
A driver in China died after crashing his Xiaomi SU7 electric vehicle, which caught fire.
Following a power failure, the doors locked and rescue attempts failed.
Xiaomi shares fell about 9% after the incident.pic.twitter.com/zEQ44vJENJ
— Clash Report (@clashreport) October 13, 2025






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