Au Niger, le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani, a accusé la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire d’avoir « sponsorisé » l’attaque menée dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Selon les autorités militaires, vingt assaillants ont été tués, dont « un Français », et onze autres arrêtés, tandis que quatre soldats nigériens ont été blessés.
Le général Tiani a publiquement remercié la Russie pour son appui militaire, saluant l’intervention des partenaires russes dans la défense du site stratégique, qui abrite notamment une base aérienne, une base de drones et le quartier général de la force conjointe Niger–Burkina Faso–Mali.
L’attaque, non revendiquée à ce stade, a également endommagé des aéronefs civils, dont des avions des compagnies Asky et Air Côte d’Ivoire. Des images satellites montrent des zones brûlées à proximité de la piste.
Si la junte évoque une opération de « mercenaires télécommandés », plusieurs observateurs estiment que la piste jihadiste demeure la plus crédible, dans un contexte de forte pression des groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique au Sahel autour de Niamey.
Cet épisode intervient dans un climat de tensions diplomatiques persistantes entre le Niger et plusieurs pays occidentaux, sur fond de rapprochement avec la Russie et de bras de fer autour de l’uranium nigérien.
Attaque à Niamey : « Qu’ils (…) s’apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter rugir » a fait savoir ce jeudi ( Le Général d'armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger)
Nouvelles Afrique https://t.co/URFOPG6Ork pic.twitter.com/4l7qaA2X1L— Nouvelles Afrique (@AfriquesN) January 30, 2026






Commentaires Facebook