Niamey : un avion d’Air Côte d’Ivoire touché par des tirs à l’aéroport

Un aéronef de la compagnie Air Côte d’Ivoire, de type Airbus A319, a été endommagé par des tirs d’origine inconnue dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier 2026, alors qu’il était en stationnement sur le tarmac de l’aéroport international de Niamey, a indiqué la compagnie dans un communiqué publié jeudi.

Des impacts ont été constatés sur le fuselage et l’aile droite de l’appareil, à la suite de tirs nourris survenus dans l’enceinte aéroportuaire. Aucun dommage corporel ni perte en vie humaine n’a été enregistré, les passagers et l’équipage se trouvant hors de l’aéronef au moment de l’incident.

Air Côte d’Ivoire précise que l’évaluation des dégâts est en cours. Celle-ci pourrait conduire à une immobilisation prolongée de l’appareil concerné, avec pour conséquence un réaménagement du programme de vols de la compagnie.

La direction générale a présenté ses excuses à la clientèle pour les désagréments éventuels liés à ces perturbations, tout en rassurant les usagers quant aux mesures diligentes engagées afin de limiter l’impact de cet incident sur la régularité des opérations.

(AIP)

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Au Niger, des tirs nourris autour de l’aéroport de Niamey

Le calme est de retour après une attaque dans la zone de l’aéroport. Sur des images filmées par des habitants, on peut observer de longues traînées lumineuses dans le ciel noir, signe d’une défense anti-aérienne, possiblement contre des drones. Des soutiens de la junte au pouvoir ont appelé à sortir dans la capitale pour « défendre le pays ».

Des tirs nourris et de fortes détonations ont été entendus dans la nuit du 28 au 29 janvier dans la zone de l’aéroport international de Niamey, avant un retour au calme, ont rapporté des riverains. Les tirs ont commencé à se faire entendre peu « après minuit », selon des habitants d’un quartier proche de l’aéroport. Deux heures plus tard le calme était revenu, selon ces mêmes sources.

Situé à une dizaine de kilomètres de la présidence nigérienne, l’aéroport international Diori Hamani de Niamey abrite une base de l’armée de l’air nigérienne, une base de drones récemment construite ainsi que le QG de la Force unifiée créée par le Niger, le Burkina Faso et le Mali pour combattre les groupes jihadistes qui endeuillent les trois pays.

Sur des images filmées par des habitants de la zone de l’aéroport, on pouvait observer de longues traînées lumineuses dans le ciel noir, signe d’une défense anti-aérienne, possiblement contre des drones. Sur d’autres images, que l’AFP n’a pu vérifier de manière indépendante, on aperçoit des flammes hautes de plusieurs mètres et des voitures calcinées.

Si le calme semblait revenu vers 2 heures du matin, des soutiens au régime militaire ont appelé à sortir dans la capitale pour « défendre le pays ». Selon des habitants de la zone de l’aéroport, des sirènes des sapeurs pompiers se dirigeant vers l’aéroport ont été entendues.

Selon le compte d’analyses en sources ouvertes « Brant », sur X, un avion de ligne venant d’Alger et qui devait se poser à Niamey dans la nuit a été re-routé vers le Burkina Faso.
Contexte tendu

Une importante cargaison d’uranium, dont le Niger est producteur, est actuellement entreposée à l’aéroport de Niamey dans l’attente d’être exportée.

Le Niger, avec ses voisins le Mali et le Burkina Faso eux aussi dirigés par des militaires, est miné par des violences jihadistes dans sa partie ouest notamment, parfois à quelques dizaines de kilomètres de la capitale. Les attaques ne faiblissent pas, selon Acled, une ONG qui recense les victimes de conflits dans le monde, les violences jihadistes ont fait près de 2 000 morts en 2025 au Niger.

Le pays est également confronté aux attaques meurtrières de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), de l’autre côté du pays, dans sa partie sud-est.

(Avec AFP)
Par Jeune Afrique

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