
Voici 52 ans soit plus d’un demi-siècle que la promesse de bitumage d’un tronçon de 49 km, tarde à se réaliser. Historique d’une promesse fugaceDe mémoire, c’est en 1974 que le premier président Houphouët-Boigny annonce les couleurs. C’était lors d’une visite d’Etat restée mémorable. Après lui, les présidents Konan Bédié et Laurent Gbagbo firent pareil. Sans lendemain. Le 31 juillet 2015, le président Alassane Ouattara qui avait glané plus de 70% de l’électorat dans ce département en 2010, fit également à son tour beaucoup de promesses dont le bitumage du tronçon en question. Le chantier de 49 km plus 5 km dans Ouaninou-ville devrait coûter 22 milliards de FCFA.Il fallait attendre un certain mois de juin 2020 pour que le premier coup de pelle soit donné en pompe dans la ville de Ouaninou en présence de plusieurs ministres emmené par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Les travaux devraient durer 20 mois c’est-à-dire jusqu’en février 2022 ; en tout cas, selon les prévisions des politiques et des structures impliquées (China civil engineering construction, BNEDT, LBTP et Ageroute). Plus de 5 ans après, seulement 19 km ont été réalisés.
Par ailleurs, les travaux sont en arrêt depuis plusieurs mois sans raisons officielles.Quand l’espoir renaît Curieusement, depuis l’annonce du nouveau gouvernement le 23 janvier dernier, les populations et plusieurs cadres commencent à remettre au goût du jour le bitumage de cet axe partant de Touba à Sawèla en passant par Ouaninou. Rappelons que trois ministres sont natifs du département de Ouaninou. Il s’agit de Mamadou Sanogo (ministre-conseiller), Moussa Sanogo (Ministre de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de Vie) et Abou Bamba (Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique). Sur les pages meta des maires Ahmara Diomandé de Ouaninou et de Bamba Abou de Koonan, l’espoir semble renaître.
L’expert dans les questions de développement agricole et humanitaire, Dosso Tiémoko, n’est pas en reste. « Toutes mes prières accompagnent le ministre Abou Bamba, brillant technocrate et haut cadre du secteur de l’environnement. Je formule les mêmes vœux à l’endroit de l’ensemble de nos représentants au sein du gouvernement », assure Tiémoko. Une chose est sûre, tous les Bafingas attendent de leurs hautes personnalités un lobbying gouvernemental pour l’achèvement de ce chantier routier à fort impact socioéconomique. Mieux, d’aucuns voient en elles l’opportunité de mettre en place une plate-forme pour l’union et une réconciliation véritable entre les cadres du Bafing; une région qui fait face à plusieurs défis liès au développement tel que le conflit entre éleveurs et agriculteurs.
Bayo Lynx






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