La nouvelle politique américaine sur les transferts d’argent vers l’étranger fait peser une menace directe sur les économies africaines fortement dépendantes des fonds envoyés par leur diaspora. En instaurant une taxe de 1 % sur les transferts depuis les États-Unis, l’administration de Donald Trump fragilise un mécanisme de solidarité essentiel pour des millions de familles.
En 2024, l’Afrique a reçu près de 104,8 milliards de dollars de ses ressortissants vivant à l’étranger. L’Égypte arrivait en tête avec 29,5 milliards de dollars, devant le Nigeria (21,3 milliards) et le Maroc (12,5 milliards). Ces flux financiers représentent bien plus qu’un simple soutien familial : ils constituent un véritable filet de sécurité sociale, souvent plus fiable que les politiques publiques nationales.
Avec l’entrée en vigueur de la loi baptisée One Big Beautiful Bill, Washington s’attaque à cette manne en imposant une taxation systématique des envois de fonds. Une mesure qui pourrait réduire les montants transférés, encourager les circuits informels et accentuer la vulnérabilité économique de nombreux ménages africains.
Au-delà de son impact financier, cette décision illustre une approche unilatérale qui ignore les effets sociaux et géopolitiques des transferts de la diaspora, pourtant reconnus comme un levier clé de stabilité et de développement sur le continent africain.






Commentaires Facebook