
Pendant deux ans, un important investissement public du littoral abidjanais est resté sans pilotage. Il s’agit de la promenade du front de mer entre Port-Bouët et Grand-Bassam , un projet de 20,8 milliards FCFA, financé en deux phases de 8 milliards puis 12 milliards FCFA, lancée entre 2017 et 2018, avant d’être réceptionnée provisoirement en 2023.
Entre la fin officielle des travaux et la réalité actuelle du terrain, un vide de gestion s’est installé. Le front de mer de Port-Bouët qui avait fait l’objet d’une bataille longue et difficile pour être déguerpi en son temps, n’était plus qu’un décor vide. Le rêve était resté sur le papier avec les équipements qui se dégradaient, l’espace qui restait sous-exploité, et avec le front de mer qui au lieu de devenir un pôle de vie, sombrait dans l’oubli. Un vide que le District autonome d’Abidjan est aujourd’hui en train de combler….
Ainsi le site redeviendra prochainement ce qu’il devait être : un lieu de vie, de sport, de détente, de tourisme et de fierté urbaine. La clé juridique de cela est connue : le Ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier, maître d’ouvrage du projet, a formellement rétrocédé la gestion et l’exploitation de la promenade au District à l’été 2023, quelques semaines avant que le ministre gouverneur d’alors ne soit nommé Premier ministre en octobre 2023.
Cette rétrocession portait sur un site réceptionné provisoirement. C’est ce point qui éclaire les travaux engagés depuis décembre 2025 par le District sous l’autorité du ministre gouverneur Ibrahima Bacongo Cissé. Il ne s’agit pas de « refaire à zéro » un projet.
La promenade n’était pas abandonnée par négligence. Elle était coincée dans un no man’s land administratif : livrée, mais pas définitivement validée ; construite, mais sans modèle de gestion ; pas définitivement équipée et sans exploitation structurée.
Le District, en reprenant la main, n’outrepasse pas son rôle. Il exerce la mission confiée : transformer un investissement public immobilisé en espace urbain vivant, sûr et attractif. Dans ça cadre, le ministre, gouverneur Ibrahima Cissé a autorisé une mission d’étude dans des pays au bord de mer similaire en Afrique , en Europe , notamment à Nice avec la célèbre promenade des Anglais , pour renforcer la connaissance de la gestion et l’exploitation de ce type de projet.
Le front de mer de Port-Bouët n’est plus un décor vide. Il deviendra ce qu’il devait être : un lieu de vie, de sport, de détente, de tourisme et de fierté urbaine.
SD avec Sercom






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