Avec 1,161 milliard d’euros de revenus générés lors de la saison 2024-2025, le Real Madrid établit un nouveau record mondial et conserve la tête du classement Football Money League, publié jeudi par le cabinet Deloitte. Le club madrilène confirme ainsi sa domination économique sur le football mondial, dans un contexte de croissance globale des revenus des grands clubs.
Derrière le Real, le FC Barcelone signe un retour remarqué sur le podium. Classé sixième lors de l’édition précédente, le club catalan se hisse à la deuxième place avec 974 millions d’euros de revenus, une première depuis la saison 2019-2020. Il devance le Bayern Munich, troisième, avec plus de 860 millions d’euros.
Le Paris Saint-Germain, en revanche, recule d’un rang. Troisième l’an dernier, le club parisien se classe désormais quatrième avec 837 millions d’euros, un montant quasiment stable par rapport à la saison précédente (836 millions). Il reste néanmoins le seul club français présent dans le Top 20, une première depuis la saison 2020-2021.
Marseille et Lyon pénalisés par la crise des droits TV
La sortie de l’Olympique de Marseille et de l’Olympique Lyonnais du Top 20 illustre les effets directs de la crise des droits télévisés en France, qui fragilise les revenus des clubs de Ligue 1. À l’inverse, Liverpool devient pour la première fois le club anglais aux recettes les plus élevées, avec 836 millions d’euros, grimpant de la huitième à la cinquième place du classement.
Des revenus globaux en forte croissance
Selon Deloitte, les 20 clubs de la Football Money League ont généré en 2024-2025 un total cumulé de 12,4 milliards d’euros, soit une hausse de 11 % par rapport à la saison précédente. L’étude repose sur trois principales sources de revenus : billetterie, droits TV et revenus commerciaux.
Pour la troisième année consécutive, les revenus commerciaux constituent la principale source de financement des clubs, avec 5,3 milliards d’euros, représentant 43 % du total. Les droits télévisés, en hausse de 10 %, comptent pour 38 % des recettes globales.
Cette progression s’explique en grande partie par l’impact du Mondial des clubs élargi à 32 équipes, dont la première édition s’est tenue l’été dernier aux États-Unis. Les clubs ayant participé à cette compétition ont vu leurs revenus issus des droits TV augmenter en moyenne de 17 %.
Le football féminin poursuit sa montée en puissance
L’étude met également en lumière la croissance continue du football féminin. Pour la première fois, les 15 clubs féminins les plus riches ont dépassé la barre des 150 millions d’euros de revenus cumulés (158 millions).
Le classement est dominé par Arsenal, vainqueur de la Ligue des champions féminine, avec 25,6 millions d’euros de recettes, en hausse de 43 % sur un an, devant Chelsea (25,4 millions) et le FC Barcelone (22 millions).






Commentaires Facebook