
En réponse sur un article mettant en exergue les sorties médiatiques de Michael Dougrou et vantant les performances de la Direction générale des Impôts, le secrétaire général de l’Anadgi est revenu sur ce qu’il qualifie de réalité. Pour le leader de l’Alliance nouvelle des agents de la Dgi, s’il est vrai qu’il y a des avancées révélées par les chiffres publiés, il demeure que la régie financière est une grosse machine qui produit encore en deçà de ses capacités. Ci-dessous sa réponse telle que reçue dans une correspondance :
La Direction générale des Impôts (DGI) semble vouloir détourner l’attention de l’essentiel en multipliant les justifications et les chiffres flatteurs. Pourtant, ce qu’on lui demande est simple et clair : combler les postes vacants et instaurer un management moderne, fondé sur l’anticipation et la transparence.
- Sur la question des retraites
Le cartel locataire du 10 eme étage de la TOUR E agit comme si les départs à la retraite étaient des imprévus tombés du ciel. Or, il sait parfaitement qui doit partir et à quel moment. L’absence de prévisions et de planification crée des couacs évitables. Résultat : 14 agents sont à la maison depuis plus de 4 ans, mais continuent d’être payés sans exercer de fonctions. Voilà une anomalie managériale qui fragilise l’institution.
- Sur les postes vacants
La DGI reconnaît elle-même l’existence de 73 postes vacants. Ces postes de nomination relèvent bel et bien de la compétence du Directeur général. Tant que ces places ne sont pas pourvues, le discours sur la performance et les réformes reste incomplet et en décalage avec la réalité vécue par les agents.
- Sur les réformes et les recettes
Nous saluons les avancées en matière de recettes fiscales et de digitalisation. Mais il faut avoir le courage de dire que ces réformes, qualifiées de « réformettes », n’ont produit que 25 % des résultats possibles sur une échelle de 100. Avec une organisation repensée et une structure modernisée, nous pourrions atteindre 80 à 90 % d’efficacité. Les chiffres de recettes ne doivent pas masquer les failles structurelles.
- Sur le cas Yao Boni
Il est indécent de se réfugier derrière une reconnaissance vieille de 15 ans. À l’époque où Yao Boni a été honoré, un enfant né ce jour-là est aujourd’hui en âge de procréer. Ses récentes prouesses méritent d’être célébrées encore et encore, car la reconnaissance institutionnelle doit être continue et actualisée. La DGI devrait avoir honte de réduire l’hommage à un souvenir ancien.
Conclusion
La DGI tente de faire diversion avec des chiffres et des rappels juridiques. Mais la réalité est têtue :
- 73 postes vacants non pourvus
- 14 agents à la maison depuis 4 ans payés à ne rien faire
- Un management sans anticipation ni modernité
Nous saluons les progrès, mais nous exigeons mieux. Les agents et l’institution méritent une gouvernance proactive, transparente et respectueuse de leurs efforts.






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