Où sont aujourd’hui ceux qui ont vertement critiqué Ousmane Sonko pour avoir refusé la restructuration de la dette sénégalaise, au nom de la souveraineté du Sénégal et de la volonté de respecter ses engagements sans se soumettre aux injonctions du programme proposé par les institutions de Bretton Woods, après la révélation d’une dette cachée ?
La question mérite d’être posée. Car au-delà des polémiques politiciennes, c’est bien le cycle vicieux de l’endettement en Afrique qui doit être repensé en profondeur.
L’actualité zambienne vient d’ailleurs renforcer ce débat. La Zambie a décidé de refuser un décaissement de 145 millions de dollars du Fonds monétaire international et de ne pas prolonger son programme de financement avec l’institution, dont l’échéance est fixée à fin janvier 2026. Un choix fort, assumé, qui interroge le modèle dominant de gestion de la dette en Afrique.
Dès lors, une autre question s’impose : quelle sera la réaction des agences de notation internationales face à cette décision souveraine de Lusaka ? Appliqueront-elles les mêmes grilles d’évaluation orthodoxes, ou reconnaîtront-elles enfin la légitimité des États africains à définir leurs propres trajectoires économiques ?
Ce débat dépasse les cas du Sénégal et de la Zambie. Il pose, de manière frontale, la question de la souveraineté économique africaine face aux mécanismes financiers internationaux






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