La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé, lundi 12 janvier, l’ouverture d’une enquête à la suite des incidents survenus lors du quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 opposant l’Algérie au Nigeria, disputé le 10 janvier au Grand stade de Marrakech.
Au cœur de la polémique figure une main supposée du Nigérian Junior Ajayi dans la surface de réparation, sur un centre de Farès Chaïbi, que l’arbitre n’a pas sanctionnée. Cette décision controversée a provoqué une vive colère du camp algérien et déclenché de fortes tensions au coup de sifflet final.
Selon la CAF, « des comportements potentiellement inacceptables » impliquant des joueurs et des membres des staffs techniques ont été relevés. Des échauffourées ont éclaté sur la pelouse, obligeant les forces de sécurité à escorter l’arbitre pour lui permettre de quitter le terrain.
Les débordements ne se sont pas limités au rectangle vert. Des vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux montrent également des heurts entre supporters algériens et agents de sécurité dans les tribunes. En zone mixte, des incidents ont impliqué des journalistes, nécessitant là aussi l’intervention de la sécurité.
Dans un communiqué, l’instance dirigeante du football africain précise avoir saisi sa commission de discipline et examiner des preuves vidéo, y compris celles faisant état d’un « comportement inapproprié de certains membres des médias ».
La CAF a par ailleurs élargi son enquête à un autre quart de finale polémique, Cameroun–Maroc, au cours duquel les Camerounais ont vivement protesté contre un pénalty non accordé après une faute présumée sur Bryan Mbeumo.
Ces incidents ravivent le débat sur l’arbitrage et la gestion de la tension lors des grandes compétitions africaines, à un moment clé de la CAN 2025, alors que la CAF cherche à renforcer la crédibilité et l’image de son tournoi phare.





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