Selon Jean Paul Oro, journaliste ivoirien, l’organisation du concours des douanes en 2024 soulève de graves interrogations administratives. Officiellement suspendu, ce concours aurait pourtant été tenu sans qu’aucun acte formel de levée de suspension ni publication préalable ne soient portés à la connaissance du public. Un communiqué ultérieur a évoqué un concours dit « spécifique », sans toutefois en préciser clairement la base légale, renforçant ainsi le sentiment d’opacité et de défiance à l’égard de l’administration.
Cette situation met en lumière une incohérence institutionnelle préoccupante : tandis que les autorités invoquent des procédures floues pour justifier leurs décisions, des citoyens dénonçant ces pratiques se retrouvent sanctionnés. C’est le cas de Jean-François Kouassi, interpellé pour avoir pris part à une mobilisation pacifique visant à dénoncer ce qu’il considère comme des dérives dans la gestion des concours administratifs.
D’après plusieurs sources concordantes relayées par Zone Presse, le concours des douanes session 2025 n’aurait pas été ouvert au grand public. Une liste d’environ 400 personnes aurait été constituée de manière discrétionnaire, sans processus compétitif transparent. Cette situation a suscité une vive indignation parmi de nombreux candidats aux concours de la Fonction publique, dont certains tentent leur chance depuis de nombreuses années, voyant leur avenir compromis par des pratiques qu’ils jugent injustes.
La participation de Jean-François Kouassi à la marche pacifique organisée au Plateau s’inscrivait dans cette dynamique de dénonciation d’un système perçu comme fermé et inéquitable. Son arrestation a ravivé le débat sur la liberté d’expression, la gouvernance publique et l’égalité d’accès aux emplois publics.
Au-delà de la question du concours des douanes, cette affaire pose un problème plus large : celui d’un système administratif accusé de réprimer plus rapidement la contestation citoyenne que de corriger ses propres dysfonctionnements, dans un contexte où le chômage des jeunes demeure une préoccupation majeure.






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