Le Togo s’illustre une nouvelle fois sur l’échiquier économique africain en se hissant dans le top 3 des pays les plus réformateurs d’Afrique subsaharienne, selon la deuxième édition du rapport Banque mondiale Business Ready (B-Ready) 2025, publié fin décembre. Une performance qui conforte la crédibilité du pays en matière d’amélioration du climat des affaires et de modernisation de l’action publique. Successeur du rapport Doing Business, le B-Ready adopte une approche plus globale et plus exigeante. Il évalue non seulement la qualité du cadre réglementaire, mais aussi l’efficacité des services publics et leur mise en œuvre concrète au bénéfice des entreprises.
En 2025, 101 économies ont été analysées dans le monde, dont 27 pays d’Afrique subsaharienne, contre 14 lors de la première édition.
Togo, la référence en Afrique subsaharienne
Dans ce contexte élargi, le Togo se distingue nettement. Le pays occupe la 1ʳᵉ place en Afrique de l’Ouest avec un score de 61,52, et la 3ᵉ place en Afrique subsaharienne, derrière le Rwanda et l’Île Maurice. Ces résultats témoignent d’une dynamique réformatrice constante, saluée par les investisseurs et les partenaires techniques. L’analyse détaillée du rapport révèle des performances particulièrement solides dans plusieurs domaines clés du cycle de vie de l’entreprise, notamment : la création d’entreprises, l’emplacement des entreprises, la fiscalité, les services financiers, le règlement des litiges, et l’insolvabilité des entreprises. Autant d’indicateurs stratégiques qui renforcent l’attractivité du pays pour les entrepreneurs locaux comme pour les investisseurs régionaux et internationaux.

L’un des faits marquants du rapport B-Ready 2025 concerne le pilier des services publics, dans lequel le Togo se classe 1ᵉʳ en Afrique de l’Ouest et en Afrique subsaharienne. Cette performance traduit les progrès réalisés dans la digitalisation des procédures administratives, la simplification des démarches et l’amélioration de la relation entre l’administration et le secteur privé. Sur le pilier de l’efficacité opérationnelle, le pays se hisse à la 1ʳᵉ place en Afrique de l’Ouest et à la 5ᵉ place en Afrique subsaharienne, confirmant sa capacité à transformer les réformes en résultats concrets sur le terrain.
Une vision politique assumée et cohérente
Ces avancées s’inscrivent dans la continuité des réformes engagées sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, avec une orientation claire : moderniser l’administration, digitaliser les services publics et bâtir un environnement des affaires compétitif, transparent et inclusif. Depuis 2017, la Cellule climat des affaires, en collaboration avec les ministères techniques et les acteurs du secteur privé, pilote une stratégie fondée sur l’impact réel des réformes plutôt que sur leur seule visibilité internationale. Une approche saluée par la Banque mondiale elle-même, qui met en avant la cohérence et la continuité des politiques publiques togolaises.
Le rapport souligne toutefois des défis persistants, notamment dans les domaines des services publics spécialisés, du commerce international, de la concurrence et de la main-d’œuvre. Des chantiers identifiés par les autorités, qui misent sur les réformes en cours pour consolider les acquis et améliorer encore les performances du pays. À l’échelle sous-régionale, la performance du Togo apparaît ainsi comme un signal fort : celui d’un État engagé dans une transformation structurelle de son économie, au service de la croissance, de l’investissement et de la compétitivité.
Plus qu’un classement, le B-Ready 2025 consacre une trajectoire. Celle d’un pays qui fait le choix de réformes utiles, mesurables et durables, et qui entend continuer à jouer un rôle moteur dans la dynamique économique de l’Afrique de l’Ouest.
DSA, correspondance particulière






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