Recours en annulation des législatives à Danané : les députés élus Gbato et Soumahoro dénoncent des accusations infondées et appellent au calme

Un recours en annulation des élections législatives vient d’être introduit devant le Conseil constitutionnel concernant la circonscription électorale n°193, regroupant Daleu, Danané, Gbon-Houyé, Kouan-Houlé et Seileu, communes et sous-préfectures de l’Ouest ivoirien.

L’information a été portée à la connaissance des députés élus Guillaume Gbato et Dr Souleymane Soumahoro dans l’après-midi du mercredi 7 janvier 2026. À l’origine de ce recours figurent les députés sortants Berni Naman et Olivier Melo, qui contestent la régularité du scrutin.

Selon les requérants, leur démarche repose principalement sur deux arguments. Le premier concerne l’interpellation supposée de quatre individus le jour du vote, dans un centre de vote situé à Gnigleu, en possession de cartes d’électeurs ne leur appartenant pas. Les plaignants soutiennent que ces individus auraient, à l’issue de leurs propres investigations, disséminé des milliers de cartes d’électeurs dans l’ensemble de la circonscription, faussant ainsi la sincérité du scrutin.

Le second grief évoque l’existence présumée de procès-verbaux mal renseignés, sans que des éléments précis ne soient, pour l’heure, rendus publics.

Face à ces accusations, les députés élus Guillaume Gbato et Dr Souleymane Soumahoro rejettent catégoriquement toute irrégularité. Dans une réaction officielle, ils affirment avoir immédiatement saisi leurs conseils afin d’apporter, dans les délais légaux et conformément aux procédures en vigueur, des réponses documentées à ces allégations qu’ils qualifient de mensongères et infondées.

Se disant sereins quant à l’issue de la procédure, les deux parlementaires estiment que leur victoire résulte d’un scrutin transparent et conforme à la loi électorale. Ils ont tenu à appeler les populations de Danané et de l’ensemble de la circonscription à la retenue, au calme et à la sérénité, dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel.

« Nous n’avons aucun doute que le Conseil constitutionnel dira le droit et confirmera notre élection », assurent-ils, exprimant leur confiance dans l’institution chargée de garantir la régularité du processus électoral.

La décision du Conseil constitutionnel est désormais attendue pour trancher ce contentieux post-électoral, dans un contexte où les enjeux de stabilité et de respect de la volonté populaire demeurent centraux dans cette région stratégique de l’Ouest ivoirien.

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