Caracas / La Havane – Les autorités cubaines et vénézuéliennes ont rendu public, mardi, un bilan officiel faisant état de 55 militaires tués lors de l’opération américaine menée à Caracas et ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro.
Dans un communiqué diffusé à La Havane, le gouvernement cubain a publié les noms de 32 militaires cubains appartenant aux services de sécurité, morts au cours de l’assaut. Ces personnels étaient déployés au Venezuela dans le cadre de la coopération sécuritaire entre les deux pays, alliés de longue date. Les autorités cubaines ont salué des soldats « tombés dans l’accomplissement de leur devoir » et dénoncé une opération qualifiée d’« agression armée étrangère ».
Peu après cette annonce, l’armée vénézuélienne a, à son tour, communiqué l’avis de décès de 23 militaires nationaux, reconnaissant pour la première fois des pertes officielles du côté de Caracas. Jusqu’alors, aucun bilan précis n’avait été rendu public par les autorités vénézuéliennes, alimentant de nombreuses spéculations sur l’ampleur des pertes humaines.
Selon le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, l’opération militaire américaine s’est déroulée en quelques heures, dans la nuit de vendredi à samedi. Elle aurait mobilisé près de 200 soldats et environ 150 appareils, a-t-il précisé, sans faire état de pertes du côté américain.
Cette intervention spectaculaire marque une escalade majeure dans la crise vénézuélienne et suscite de vives réactions sur la scène internationale. Plusieurs États et organisations régionales ont exprimé leur inquiétude quant aux conséquences politiques, sécuritaires et juridiques de cette opération, tandis que des appels à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies se multiplient.
Sur le plan interne, la publication des listes de victimes confère une nouvelle dimension au choc provoqué par la capture de Nicolás Maduro, alors que le Venezuela entre dans une phase d’incertitude politique et institutionnelle, sous le regard attentif de ses alliés comme de ses adversaires.






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