Législatives en Côte-d’Ivoire: vers une recomposition institutionnelle majeure

Avant la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, les résultats provisoires des élections législatives attribuent au parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Cette configuration parlementaire ouvre la voie à une révision de la Constitution ivoirienne, possible sans recours au référendum populaire, par un vote au sein de l’hémicycle.

Un tel changement constitutionnel renforcerait considérablement le rôle du Président de l’Assemblée nationale, lequel deviendrait, conformément aux nouvelles dispositions envisagées, le successeur constitutionnel du Président de la République en cas de vacance du pouvoir pour cause de maladie, d’incapacité ou d’invalidité.

Dans ce contexte institutionnel stratégique, le RHDP aurait porté son choix sur Monsieur Téné Brahima Ouattara, actuel Ministre d’État, Ministre de la Défense et frère cadet du Président de la République, Alassane Ouattara, pour prendre la tête du Parlement ivoirien.

L’élection du futur Président de l’Assemblée nationale est prévue pour le 19 janvier 2026, lors de la session inaugurale de la nouvelle législature au sein de l’hémicycle. Conformément à l’usage parlementaire, la séance sera présidée par le doyen d’âge, rôle qui reviendrait au Vice-Président de la République sortant.

Cette séquence politique, à forts enjeux constitutionnels et institutionnels, pourrait marquer un tournant décisif dans l’architecture du pouvoir et la gestion de la succession politique en Côte d’Ivoire.

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire