La crise vénézuélienne a franchi un nouveau seuil ce samedi, après l’annonce par le président américain Donald Trump de la capture et de l’exfiltration du président vénézuélien Nicolas Maduro, à la suite de bombardements américains menés dans la nuit de vendredi à samedi.
En début d’après-midi, la procureure générale des États-Unis a affirmé que Nicolas Maduro et son épouse ont été inculpés dans le district sud de New York, notamment pour des faits liés au « narcoterrorisme », une accusation récurrente de Washington contre le régime chaviste.
Washington revendique une opération militaire ciblée
Le vice-président américain J. D. Vance a déclaré que Donald Trump avait, à plusieurs reprises, proposé des « voies de sortie » à Nicolas Maduro, affirmant que l’objectif de l’opération était de mettre fin au trafic de drogue et de récupérer des ressources pétrolières jugées « volées ». Il a salué une opération menée par des forces spéciales américaines, qualifiée de « véritablement impressionnante ».
Condamnations internationales en cascade
Les réactions internationales ont été immédiates et virulentes.
Cuba a dénoncé une « attaque criminelle » et un « terrorisme d’État » contre le peuple vénézuélien.
Le président brésilien Lula da Silva a parlé d’une atteinte extrêmement grave à la souveraineté du Venezuela, estimant que ces actes violent le droit international et constituent un précédent dangereux.
Le Mexique, par la voix de sa présidente Claudia Sheinbaum, a condamné une action militaire unilatérale contraire à la Charte des Nations unies, rappelant l’interdiction du recours à la force.
Inquiétude et incertitude sur le terrain
À Caracas, des explosions ont réveillé la population durant la nuit. Selon des témoignages relayés depuis l’étranger, notamment en Espagne où vit une importante diaspora vénézuélienne, les frappes auraient visé des sites militaires et stratégiques, entraînant des coupures d’électricité et d’Internet, sans confirmation indépendante sur d’éventuelles victimes civiles.
Des partisans de Nicolas Maduro sont descendus dans les rues de Caracas pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’enlèvement illégal du chef de l’État.
Une situation encore évolutive
Alors que les autorités américaines parlent d’un tournant historique, de nombreuses zones d’ombre subsistent, notamment sur :
les conditions exactes de la détention de Nicolas Maduro,
la légalité internationale de l’opération,
et le risque d’une escalade régionale en Amérique latine.






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