Alors que Goldman Sachs projette un cours record de 4 900 dollars l’once d’ici fin 2026, la course mondiale à l’or s’intensifie.
En Afrique de l’Ouest, la Guinée et la Côte d’Ivoire entendent désormais s’affirmer comme des terres d’extraction et d’investissement, analyse Jeune Afrique. Les deux pays cherchent à combler leur retard sur le trio de tête : Ghana, Mali et Burkina Faso, premiers producteurs de la région.
Selon le mensuel panafricain, la Côte d’Ivoire et la Guinée, où de nouveaux gisements ont été récemment découverts, attirent de plus en plus d’investisseurs canadiens, chinois et australiens. « La Côte d’Ivoire reste peu explorée et son potentiel est immense », notent plusieurs géologues cités par Jeune Afrique. De leur côté, les investisseurs privés se détournent progressivement du Mali et du Burkina, où les nouvelles législations minières favorisent davantage les États, tandis que l’insécurité complique les opérations.
Une ruée vers l’or aux lourds enjeux
L’embellie du secteur ne masque pas les interrogations. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle que l’or demeure une valeur refuge dans un contexte géopolitique instable, malgré une récente correction ayant fait brièvement passer les cours sous les 4 000 dollars l’once. Pour les économistes interrogés, « la course n’est pas terminée ».
Mais cette frénésie n’est pas sans conséquences. D’abord sociales : le « coût de la main-d’œuvre compétitif » mis en avant par les investisseurs n’est souvent qu’un synonyme de salaires très bas. Ensuite environnementales : pollution au mercure, destruction des sols, tonnes de terre déplacées pour extraire un seul gramme de métal précieux.
En pleine COP30, une question demeure : cette nouvelle ruée vers l’or peut-elle se faire à n’importe quel prix ?
Avec Radiofrance






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