
Du 25 au 29 août 2025, des experts africains et des administrateurs des organisations de télécommunication du continent ont pris part à la troisième et dernière réunion préparatoire de la conférence mondiale de développement des télécommunications (Cmdt 2025). Cette conférence qui se tient à Bakou en Azerbaïdjan réunira les sommités mondiales des télécommunications. Avant ce grand rendez-vous, il faut définir une stratégie africaine pour mieux faire entendre la voix du continent et défendre ses intérêts au sein des organes mondiaux. C’est tout le sens des retrouvailles d’Abidjan à l’hôtel Radisson Blu qui accueillait également l’atelier sur le Fonds de Service Universel (FSU) organisé en collaboration avec l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), l’ANSUT et la GSMA. Lequel atelier permettra d’évaluer les progrès des réformes essentielles pour l’inclusion numérique.
Plus précisément, cette série de réunions préparatoires s’inscrit dans un effort continental visant à harmoniser les positions africaines et à élaborer des propositions régionales communes en prévision de la CMDT-25, une conférence mondiale déterminante pour l’avenir des télécommunications et du développement des TIC, indique une note d’information sur l’événement.
A la cérémonie d’ouverture, Olivier Aboa, Directeur général de la transition numérique et de la digitalisation, par ailleurs Président du comité d’organisation a dévoilé ce que les africains attendent de cette rencontre : réfléchir à l’avenir numérique du continent qui caresse l’ambition d’une Afrique plus connectée, plus inclusive. Avec un potentiel de 800 millions d’habitants en marge de la révolution numérique, il nous faut, martèle-t-il, investit davantage dans les infrastructures numériques pour des services de qualité aux prix abordables. ‘’Notre tâche est immense et exaltante. Il nous faut réduire la fracture numérique’’, a-t-il planté le décor.
‘’L’Afrique a besoin d’investir pour l’innovation’’, dira Dr Cosmas Zavazava, directeur du bureau du développement de l’Uit, dans une intervention par vidéo.
Le directeur général de l’Artci, Lakoun Ouattara s’est penché sur les priorités qui doivent être celles des Africains à cette conférence mondiale. Entre autres la gestion des catastrophes et conflits, la cybersécurité et la confiance numérique, l’Intelligence artificielle et la gouvernance des données, le renforcement des capacités humaines et institutionnelles, la transformation numérique et inclusive, les partenariats et la connexion… « La réussite de notre ambition dépend du partenariat international », a déclaré M. Lakoun avant d’appeler les experts et participants à ‘’parler d’une même voix avec des représentants consensuels’’ au sommet de Bakou.
« L’Afrique doit être une force de proposition dans les débats mondiaux. La réunion d’Abidjan doit être celle de l’union et de l’action », a fait entendre Laurent Assoa le directeur de cabinet représentant le ministre de la Transition numérique.
Cette réunion d’Abidjan avant la Cmdt 2025 aura permis de travailler autour d’objectifs clés. Entre autres :
• Examiner le rapport détaillé de la deuxième réunion préparatoire.
• Recevoir les rapports d’étape des trois groupes de travail (WG-1 sur la déclaration, le plan d’action et les initiatives régionales ; WG-2 sur les méthodes de travail et les questions d’étude (Rés.1 & 2) ; et WG-3 sur les questions générales de développement des TIC, les programmes et la rationalisation des résolutions) concernant l’élaboration des propositions régionales communes.
• Finaliser tous les documents en suspens et approuver les propositions africaines communes qui seront présentées à la CMDT-25.
• Nommer les coordinateurs AFCP (African Common Proposals).
• Convenir des représentants régionaux qui siégeront au sein de la direction du comité de la conférence.
La délégation africaine aura ainsi pour principale représentante l’ivoirienne Régina Bessou en service à l’Artci.
SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr
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