Plusieurs collaborateurs du Premier ministre de la Hongrie ont annoncé ces derniers jour la sortie de leur pays du Protocole du Statut de Rome, protocole fondateur de la Cour Pénale internationale.
« La Hongrie se retire de la Cour pénale internationale (CPI) », a rapporté le conseiller le plus important du Premier ministre Viktor Orbán à l’agence de presse d’État MTI. Cette annonce est faite au premier jour de la visite officielle de Netanyahou en Hongrie du 2 au 6 avril 2025, malgré un mandat d’arrêt de la CPI.
Orbán avait en novembre dernier, spécialement invité Netanyahou à visiter la Hongrie, pour défier la CPI.
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, et son entourage, ont saisi l’occasion pour encore vertement critiquer le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale contre Benjamin Netanyahou, le qualifiant d’ « inacceptable ».
Cette position de la Hongrie contraste avec celle d’autres pays européens, comme l’Allemagne, qui ont indiqué leur intention d’exécuter le mandat de la CPI si Netanyahou entrait sur leur territoire.
Certains pays tels que la France, pourtant pourfendeurs hier de Laurent Gbagbo, ont préféré créer le flou autour de l’application du mandat de la CPI contre le PM israélien. Des plaintes d’associations de défenses des droits de l’homme seraient déjà prêtes au cas ou Netanyahou osait mettre les pieds en France.
La décision de la Hongrie de ne pas appliquer le mandat d’arrêt de la CPI [et désormais d’en sortir] a suscité des critiques de la part d’organisations de défense des droits de l’homme, telles que Human Rights Watch et Amnesty International, qui ont exhorté Budapest à respecter ses obligations internationales en arrêtant Netanyahou s’il entrait dans le pays.
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