Pêche : le ministre Sidi Tiémoko Touré décline les actions menées, dont la mise en place d’un centre de surveillance des pêches
Abidjan, le 02 avril 2025- Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, invité de la conférence de presse, « Les Rendez-vous du Gouvernement » du Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG), le mercredi 02 avril 2025 à Abidjan-Plateau, a décliné les actions menées, dont la mise en place d’un centre de surveillance des pêches, en vue de rendre ce secteur résilient et durable.
Il intervenait sur le thème « Politique nationale de productions animales et halieutiques en Côte d’Ivoire : enjeux, défis et perspectives ».
En termes d’actions, le ministère des Ressources animales et halieutiques a renforcé son dispositif de surveillance des pêches, à travers le centre de surveillance des pêches doté de technologies de suivi satellitaire des navires de pêche, l’acquisition de vedettes de surveillance et de drones. Ce, dans l’objectif de lutter efficacement contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée qui menace les ressources halieutiques en favorisant une exploitation anarchique des stocks, a affirmé Sidi Tiémoko Touré,.
« La surveillance sur les eaux marines, lagunaires et continentales se réalise au moyen de patrouilles, d’inspections de navires et de balises sur des embarcations de pêche artisanale, semi-industrielle et industrielle. Ainsi, le ministère a réalisé une centaine de missions en mer avec l’appui des unités de la marine nationale sur la période 2022-2024 », a-t-il dit.
De plus, pour remédier à la surpêche qui accentue la pression sur les espèces aquatiques, menaçant leur renouvellement naturel, le ministre a relevé que le repos biologique a été institué depuis 2023 et permettra, à moyen et long termes, la préservation des ressources halieutiques et une augmentation des captures.
« En outre, l’immatriculation des embarcations en cours permettra d’identifier les unités de pêche et de contribuer efficacement à la maitrise de l’effort de pêche », a-t-il poursuivi.
Pour lui, face à la diminution des captures de pêche dont les causes sont multifactorielles, l’aquaculture constitue une alternative viable et durable.
Face au coût élevé des aliments et à la faible disponibilité des alevins de qualité, une initiative est en cours pour l’exonération de la TVA et l’exemption du paiement des taxes d’entrées pour les aliments et les équipements de la chaîne de valeur de l’aquaculture.
De plus, une application Android mobile gratuite dénommée PREPICO-FEED a été développée, pour permettre aux pisciculteurs de formuler des rations alimentaires de meilleure qualité à base de matière première locale, a déclaré le ministre.
Quant à l’accessibilité aux alevins de qualité, cinq stations d’alevinage publiques et 17 écloseries privées ont bénéficié d’appui : « Ce sont 150 000 pré-géniteurs performants, de l’aliment et du matériel technique qui leur ont été octroyés. Cela a permis de produire et de diffuser environ 10 millions d’alevins auprès de 420 pisciculteurs. En plus, 14 fermes aquacoles ont été réhabilitées et 14 nouvelles fermes ont été équipées de 123 cages ».
À l’en croire, ces différentes actions ont permis de passer d’une production de 4500 tonnes en 2020 à 8 467 tonnes en 2023, soit un taux d’accroissement d’environ 88%.
Conscient que le manque de formation des acteurs constitue également un obstacle majeur, réduisant l’efficacité des pratiques de l’aquaculture, le gouvernement a permis la formation de 808 jeunes et femmes dans les métiers liés à l’aquaculture.
Au niveau de la concurrence accrue avec les importations de produits aquacoles congelés qui pèsent lourdement sur la filière locale, rendant difficile l’écoulement de la production nationale, le gouvernement a privilégié le prélèvement compensatoire sur les importations de produits halieutiques pour appuyer la filière.
« À titre d’exemple, la filière avicole a pu émerger grâce à ce mécanisme et est citée aujourd’hui comme fleuron de notre secteur », a-t-il souligné.
Pour ce qui est de la gestion durable des espaces aquatiques littoraux et continentaux pour en faire une source majeure de richesse nationale, la Côte d’Ivoire s’est engagée dans l’Economie Bleue, un processus avec l’appui technique et financier de la BAD et de la FAO.
« Afin d’opérationnaliser ce nouveau modèle de gestion conservatoire du système aquatique, un « Forum des investissements pour l’Economie Bleue en Côte d’Ivoire » est organisé durant le SELAB FISHERIES EXPO qui se tiendra du 24 au 26 avril 2025 au Sofitel Hôtel Ivoire », a annoncé le ministre.
CICG
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