Filière riz Côte d’Ivoire / Des politiques ambitieuses pour une autosuffisance rizicole durable

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Face aux défis rencontrés par les producteurs et la nécessité de renforcer la production locale, le gouvernement ivoirien a mis en place la Stratégie Nationale pour le Développement du Riz 2 (SNDR 2). Ce programme vise à assurer l’autosuffisance en riz et améliorer la compétitivité du secteur à travers plusieurs leviers stratégiques.
Tout d’abord, selon le rapport de l’Aderiz, des projets d’aménagement hydro-agricole ont été initiés, notamment le Projet Folon Kabadougou et la phase III du Projet Haut-Sassandra Fromager. Ces initiatives permettront une meilleure maîtrise de l’eau pour garantir des rendements plus stables, grâce à des infrastructures réalisables dans des délais raisonnables et à moindre coût.
Ensuite, un effort considérable est consenti pour soutenir les producteurs en semences et intrants. Dans cette optique, l’Aderiz assure la production et la distribution d’engrais et de semences, avant de passer le relais aux acteurs de la filière dans le cadre d’un système de contractualisation. Parallèlement, l’accent est mis sur la mécanisation agricole, avec un modèle de prestation de services impliquant jeunes entrepreneurs, producteurs et usiniers.
Par ailleurs, la recherche joue un rôle crucial dans l’amélioration de la filière, avec la diffusion à grande échelle de la variété Cram et le renforcement du conseil agricole dédié au riz. De plus, pour limiter les pertes post-récoltes et améliorer la qualité du riz blanchi, les producteurs bénéficieront de batteuses vanneuses et les usines d’une capacité minimale de 2 tonnes par heure seront équipées de séchoirs. L’objectif est d’optimiser la chaîne de transformation et de valoriser le riz local.
Concernant la distribution, l’intégration du riz ivoirien dans les circuits formels de commercialisation permettra d’assurer sa disponibilité sur le marché et de réduire la dépendance aux importations. En parallèle, le gouvernement prévoit un projet de construction de silos pour le stockage et la conservation du riz paddy et blanchi, afin d’assurer une régulation efficace de l’offre.
Enfin, la question du financement constitue un enjeu central. Un modèle d’agrégation rizicole adossé à une plateforme digitale est en phase d’expérimentation. Cette initiative permettra un meilleur accès aux ressources financières pour les producteurs et contribuera à la structuration de la filière.
Avec ces différentes initiatives, la Côte d’Ivoire ambitionne de renforcer sa production locale et de réduire significativement sa dépendance aux importations, tout en améliorant les conditions de travail et de revenus des producteurs. Si ces politiques sont maintenues et renforcées, l’autosuffisance rizicole ivoirienne pourrait devenir une réalité d’ici les prochaines années.


HA, orrespondance particulière

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