Les réfugiés burkinabés relocalisés en Côte d’Ivoire par le HCR

Jusqu’ici, les civils fuyants les violences au Burkina Faso étaient accueillis dans les communautés locales ou les centres religieux. Ils sont plus de 31 000 à avoir traversé la frontière, selon les derniers chiffres du HCR
Les deux centres auront chacun une capacité d’accueil de 7 500 personnes, selon le conseil national de Sécurité. Plutôt 5 000 personnes, selon le HCR.
Le premier est inauguré ce samedi à Ouangolodougou, au nord de Ferkessédougou, à une quinzaine de kilomètre de la frontière burkinabè. Au total, 1 100 abris de 26 m2 – composés d’un salon et d’une chambre – ont été construits pour accueillir des familles ou des groupes de 6 à 7 personnes. Les Burkinabés accueillis au sein de ce centre pourront bénéficier des infrastructures de la municipalité comme les écoles ou le dispensaire.

Premier groupe de réfugiés burkinabés relocalisés en Côte d’Ivoire

 Alors que les nouvelles arrivées en provenance du Burkina Faso se poursuivent, le Gouvernement de Côte d’Ivoire, en collaboration avec le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a lancé le 22 juillet
la relocalisation volontaire des réfugiés burkinabés sur le site de Niornigue, près de la ville frontalière de Ouangolodougou, dans la région du Tchologo.
Le premier groupe de 191 personnes a été relocalisé dans trois bus depuis le quartier de Hamdallaye, accompagné de représentants du gouvernement, du HCR et de partenaires.

Les réfugiés, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont fui le Burkina Faso en raison de la recrudescence des attaques des groupes armés non étatiques.

Les réfugiés séjournent principalement dans les Départements de Ouangolodougou, Doropo et Tehini et sont originaires du sud du Burkina Faso, dans les régions de la Comoé et du Poni, deux régions frontalières avec la Côte d’Ivoire.

Pour soutenir les réfugiés, le gouvernement construit deux sites : 1 080 abris sont prévus sur le site de Niornigue et 1 500 abris sont prévus sur le site de Notadouo, dans la région de Bourkani. La relocalisation des réfugiés à Notadouo devrait commencer le 24 juillet.

Bien que les réfugiés burkinabés aient commencé à arriver en Côte d’Ivoire en 2021, le nombre d’arrivées a augmenté depuis décembre dernier. En février de cette année, le gouvernement Ivoirien, par l’intermédiaire de la Direction d’Aide et d’Assistance aux Réfugiés et Apatrides (DAARA), assistée par le HCR, a lancé l’enregistrement biométrique des réfugiés dans le Nord. Au 19 juillet, on estimait à 31 211 le nombre de réfugiés burkinabés dans le nord de la Côte d’Ivoire, dont 21,231 ont été enregistrés.

La cérémonie de relocalisation du week-end sur le site de Niornigue a été présidée par le préfet de Ouangolodougou, Dongo Kobenan, qui a officiellement lancé l’exercice.

Paulin Yewe, du Conseil national de sécurité, a exhorté les réfugiés à vivre en paix avec leur communauté d’accueil dans les abris temporaires, tandis que le directeur de DAARA, Tobokoué François, a exprimé sa gratitude à la population locale du Tchologo pour la générosité dont elle a fait preuve en fournissant le terrain pour la construction du site.

Guening Massama Kiliouto, le coordinateur du HCR dans le Nord, a exhorté les réfugiés qui ont été relocalisés, ainsi que ceux qui ont choisi de rester dans les communautés d’accueil, à respecter les lois de leur pays d’accueil et leur a rappelé le caractère civil de l’asile.

Le HCR a fourni aux réfugiés des articles de première nécessité tels que des seaux, des couvertures, des ustensiles de cuisine, des lampes solaires, du savon et des nattes, tandis que le gouvernement leur a fourni du riz, du mais, du sel, de l’huile et des tomates. Les sites seront gérés par DAARA en collaboration avec le HCR et avec le soutien d’agences des Nations Unies et d’organisations non gouvernementales.

Tall Assane, le premier réfugié à recevoir les clés de sa nouvelle maison, a exprimé sa profonde gratitude au gouvernement et à toutes les organisations humanitaires pour leur soutien. “Nous sommes 21 personnes dans ma famille, donc le logement a été mon plus grand défi depuis que nous avons fui il y a trois mois. Je suis très reconnaissant de l’aide
que nous avons reçue”, a-t-il déclaré.

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