La Fondation ADO écrit au Président Ouattara “des anciens du RDR délaissés crient leur colère”

Monsieur le Président,

Le père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne disait : « ce que veut l’ivoirien ; c’est le partage de la richesse et non la misère ».(Félix Houphouët-Boigny).

Votre excellence souffrira que nous prenions une fois de plus la plume pour attirer votre attention sur la vie du RDR/RHDP en général, mais en particulier sur celle de la société civile du RDR, aujourd’hui abandonnée qui jadis a travaillé dur pour l’avènement du RDR/RHDP au pouvoir, parmi laquelle se trouve la Fondation internationale ADO. Au cours du 3ème congrès du RDR, Monsieur le Président, vous avez dit ceci, et nous vous citons : « Jetez un coup d’œil dans le rétroviseur. Souvenez-vous d’où nous venons, n’oubliez jamais d’où nous venons»;maxime qui devrait s’appliquer à tous, mais, hélas ! Depuis le 21 mai 2011 date de votre investiture en tant que Président de la république de Côte d’Ivoire, de nombreux clubs de soutien, des associations, des syndicats, d’ONG et de Fondations proches du RDR ont été carrément omis, négligés voir combattus en interne pour le partage du gâteau (pouvoir).

La Fondation ADO est de ceux-là. En effet, Monsieur le Président, née en 2001 dans des conditions difficiles et légalement constituée (récépissé de dépôt de dossier d’association N°190/MEMAT/DGAP/DAG/SDVAC) Abidjan, le 30 Janvier 2004 .Signé, le Directeur Général de l’Administration Préfectorale par intérim Mr AMANI IPOU FELICIEN. Voici quelques faits marquants de l’histoire de la Fondation ADO.

1) L’engagement politique national

1. Démenti de l’implication du président du RDR, le Dr Alassane Ouattara dans un quelconque soutien à la rébellion dans le journal le patriote n° 1000 du 26 décembre 2002.

2. Remise du statut et du règlement intérieur de la Fondation ADO à Amadou Gon Coulibaly, alors ministre de l’agriculture, le 06 mai 2003 pour un soit-transmis au président du RDR.

3. Du 16 mai au 16 juin 2003, des lettres d’information sur la reprise des activités de la Fondation ADO aux ministres RDR via leurs cabinets sans suite.

4. Evacuation des marcheurs pro-Marcoussis d’Abobo sur les centres humanitaires de santé, par les bénévoles de la Fondation ADO, lors de la répression du 25 mars 2004.

5. Réponse à COULIBALY Donafo dit Laurent DONA-FOLOGO qui, lors d’un meeting à la place FICGAYO, accusait Alassane OUATTARA d’être un étranger, dans le journal DNA n° 259 du 07 avril 2006.

6. Interview de la Fondation ADO exigeant la fin du tandem BANNY-Gbagbo, dans le journal le patriote n° 2021 du 12 aout 2006.

7. Déclaration de la Fondation ADO sur la situation sociopolitique, dans le journal le patriote n° 2072 du 26 aout 2006.

8. Remise au secrétaire national à la défense le colonel OUGABI GOORE Jacques, du rapport sur le bombardement du cantonnement français de Bouaké en novembre 2004, au siège du RDR, le 14 juin 2007.

9. Courrier du 03 décembre 2007 adressé au président Laurent Gbagbo, enregistré par les services de la présidence sous le n° 20-31-40-00, pour exiger la nécessite d’organiser des élections justes et transparentes.

10. Intégration de 180 bénévoles de la Fondation ADO au sein des commissions électorales indépendantes, pour les élections générales de 2010.

11. Remise à madame TOURE MASSERE alors conseillère en communication du président OUATTARA, d’une maquette musicale de soutien à la candidature du président du RDR pour la campagne de l’élection présidentielle 2010 ; cet album n’a jamais été produit.

2) l’engagement politique sur la scène internationale

1. La Fondation ADO écrit à son excellence KOFI ANAN, Secrétaire général de l’ONU, dans le journal DNA n° 355 du 11 aout 2006

2. Courrier de la Fondation ADO à son excellence Alpha Oumar KONARE, président de la république du mali et président de la 61e session de l’assemblée générale des Nations Unies, dans le journal le patriote n° 2076 du 1er septembre 2006.

3. Réponse du président de la république française, son excellence Jacques Chirac, au courrier de la Fondation ADO, le 05 mars 2007.

.Voici un bref expose de l’histoire authentique de la Fondation ADO, Monsieur le Président. En 1950, depuis Korhogo, le Chef Suprême des Sénoufos disait : On n’oublie pas l’arbuste derrière lequel, on s’est caché, quand on a tiré sur l’éléphant et on la touché».(Majesté PELEFORO Soro dit Gbon COULIBALY). Après toute cette souffrance (lutte), comment comprendre que les membres fondateurs et les 55 bénévoles de la Fondation ADO puissent toujours chômer sous votre mandat? Pour rappel, en 2006, l’actuel ministre Sidi Tiémoko TOURE, alors chef de votre cabinet à Cocody-Vallons, nous y avait reçu dans son bureau pour nous notifier que vous nous auriez fait un mémo très satisfaisant, face aux nombreux bons résultats, obtenus au plan international par le RDR, grâce aux actions remarquables de la Fondation ADO, notre structure de propagande, Alors question : Pourquoi, hier choyée dans l’opposition et négligée aujourd’hui? Pour rappel encore, en 2018, feu le premier ministre Amadou Gon Coulibaly nous avait reçu et rassuré qu’un traitement spécial du président était en cours pour nous réhabiliter, décret pris par votre auguste personnalité. Mais depuis sa disparition plus rien.

Monsieur le président, sous vos yeux , nous sommes oubliés, voyez-vous devant les délégations du sud et du sud-est du pays reçues en 2020 , suite au décès brusque du premier ministre AGC, à la 13ème minute de votre allocution, vous avez prononcé le mot (Fondation international ADO) ce qui nous a tous stupéfait au quartier (donc ADO nous connait et puis on souffre) ; Nous, les créateurs de la marque déposée, Nous, les initiateurs du Label, Nous, les Pères du concept, ça fait douze (12) ans de pouvoir et nous broyons toujours du noir. Est-ce normal, vous qui avez connu l’injustice et l’ingratitude ? Monsieur le Président, vous nous avez oubliés.

Le président du Faso disait :« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort »(Thomas SANKARA).

Souffrez de notre piqure de rappel, par cette seule et unique approche.

Monsieur le président
C’est dans cet océan d’amertumes, de regrets collectifs, d’incompréhension légitime, de critiques généralisées, de cris de colère des anciens du RDR délaissés, cette génération sacrifiée que nous avons décidé de nous adresser à vous ainsi.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.

Fait à Abidjan, le 30 avril 2023

EL JAFFA SORO
Secrétaire Exécutif
FONDATION ADO

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