Côte-d’Ivoire: Absents à la barre Ouattara Karamoko (coul) et Losseni Fofana « contestent » les accusations d’Amadé (Duékoué)

Donald NGORAN

Au dernier jour de la phase des auditions des victimes de la crise postélectorale de 2011 à Duekoué (Ouest ivoirien) au cours du procès de l’ex-chef milicien burkinabè Amadé Ouérémi, poursuivi pour entre autres des faits de crimes de guerres, génocide, les témoins Ouattara Karamoko alias Coul et Losseni Fofana (Loss) ont démenti les accusations de M. Amadé qui dit avoir travaillé « sous leurs ordres ».

Pour ce dernier jour des auditions des victimes, sont appelés à la barre six témoins non inscrits sur la liste du procureur au début du procès notamment Jeanne Téhouli, Alexandre Nahi, Deni Kehi et sa fille, Glazahi Francs, Joël Olivier Blé.

Après le témoignage de ces personnes qui avaient encore chez certains des séquelles des violences de la crise postélectorale (coups de machettes, blessures etc), le juge a donné lecture des dépositions des témoins Ouattara Karamoko allias Coul et Losseni Fofana (Loss), plusieurs fois nommé par Amadé Ouérémi à la barre comme étant ses donneurs d’ordres.

Mais à la lecture du président du tribunal Charles Bini, le nommé Ouattara Karamoko alias Coul ex-commandant de zone au moment des faits à Kouibly (Man) a affirmé au juge d’instruction « ne pas avoir de lien particulier avec Amadé Ouérémi » et qu’il « n’a jamais combattu avec M. Amadé dans le mont Peko ». Une version soutenue par le commandant Loss également entendu par le juge d’instruction.

Au regard de ces dépositions, le conseil de Amadé Ouérémi a demandé à la barre les Sieurs Ouattara Karamoko alias Coulibaly ou Coul et Losséni Fofana alias Loss pour qu’en présentiel, ils puissent comparaître devant le tribunal.

Mais à la demande du procureur, le juge a rejeté cette requête et renvoyer le procès au 14 avril pour la phase des plaidoiries.

Soupçonné de crimes commis durant la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011, ayant fait 3.000 morts en Côte d’Ivoire, dont 817 en une journée à Duekoué, Amadé Ouérémi qui régnait en maître dans la région a été interpellé le 18 mai 2013 par des éléments des Forces républicaines. Son procès à débuté le 24 mars 2021 au tribunal criminel de première instance d’Abidjan Plateau.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

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