Yopougon Côte-d’Ivoire lancement de la liste FPI: Les vérités crues de Gbamnan Djidan au Rhdp et aux pro-Sangaré

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Par Connectionivoirienne

La liste « Espoir de Yopougon » conduite par l’ancien député Williams Attéby a lancé officiellement sa campagne le dimanche 11 décembre 2016, au stade de la Sogefiha. Des chaises vides dès les premiers moments de la précampagne, le meeting organisé par Attéby et ses colistiers a drainé du beau monde. Le meeting a été encadré par la police et la sécurité privée était l’affaire de Koné Lanciné dit Matchè, un nom bien connu dans la commune. Matchè est un ex-combattant pro-Ouattara à la tête d’un syndicat de transporteurs et de plusieurs associations de commerçantes. Il s’est mis à la disposition de la liste du Fpi, ne se reconnaissant plus dans la politique du Rhdp au pouvoir.
Chacun des six membres de la liste a pris la parole pour inviter les électeurs à ne pas bouder cette élection et à donner leurs voix aux candidats du Fpi, tendance Affi. La tête de liste Attéby Williams a indiqué qu’il y a dans la vie des moments où l’on prend des décisions qui influencent l’avenir. C’est, dit-il, le cas de Félix Houphouët-Boigny qui a décidé de créer le Pdci pour lutter contre les méfaits de la colonisation et le cas de Laurent Gbagbo qui a pris la décision d’aller en exil en 1982 avant de revenir quelques années plus tard pour créer le Fpi et prendre le pouvoir en 2000. Il veut donc aller à l’Assemblée nationale pour défendre la cause des prisonniers et exilés mais surtout réécrire la constitution Ouattara.

L’ancien maire, Jean Félicien Gbamnan Djidan qui se définit comme un pro-Gbagbo (ni pro-Affi, ni pro-Sangaré) s’est voulu très offensif dans son discours en invitant la famille Gbagbo à l’union et au combat de la démocratie. Dans le contexte actuel, fait-il savoir, personne ne devrait être accusé de traitrise après tout ce que les uns et les autres ont eu avec Gbagbo.
Larges extraits d’un discours très ovationné par le public :

« (…) Je demande à nos amis qui sont là-bas de venir avec nous pour faciliter le travail. A ceux qui parlent de traitres, je dirai qu’il n’y a pas de traitres. Parce que quand je vois Marcel Gossio que Gbagbo a aimé et qu’il a nommé à de grands postes de responsabilité soit subitement devenu un traitre. Je ne peux pas comprendre que Christine Konan soit traitre, que Christine Adjobi, la cousine de Simone soit devenue traitre. Je ne peux pas comprendre que Williams Attéby, député de Yopougon, tête de la liste « Espoir de Yopougon », proche de Simone Gbagbo soit devenu traitre. Je ne peux pas comprendre qu’Agnès Monnet, que le ministre Komoé Augustin, Voho Sahi qui écrivait les discours de Gbagbo, parce qu’ils veulent aller aux élections, soient devenus des traitres. Je ne peux pas comprendre que Sam l’Africain qui a pris le risque d’aller défendre Gbagbo à La Haye et pour moi, il n’allait pas revenir, mais il est là devant vous, et il a été accueilli en héros par les camarades toutes tendances (Fpi) confondues. Mais quand il a annoncé que Gbagbo nous demande de ne pas abandonner la Côte d’Ivoire, d’aller aux élections, il est devenu traitre. Non ! Je ne peux pas accepter cela. Revenez ! C’est notre maison commune, le Fpi est un parti de combat et le combat continue. Parce que ceux qui sont là aujourd’hui, sont en train de vendre la Côte d’Ivoire. La baie de Cocody, ils l’ont vendue à 400 milliards (de FCFA) aux marocains, demain ce sera peut-être la baie de Yopougon. Est-ce qu’on peut laisser passer ça ? Est-ce qu’on peut laisser passer ça ? Est-ce qu’on peut accepter que des députés aillent à l’Assemblée nationale, voter une loi de finance qui consacre l’augmentation des factures de courant ? Est-ce qu’on doit s’asseoir pour regarder ça ? Des familles ne mangent plus à leur faim et ceux qui souffrent le plus ce sont les émergents. Ils ne parlent pas parce qu’ils ont honte de parler. Mais quand tu fais quelque chose et que ça ne t’arrange pas, tu changes. Et ils sont en train de changer. J’ai reçu beaucoup d’entre eux chez moi. (…) Le pouvoir se prend parcelle par parcelle. Et ces élections vont nous permettre de constituer une véritable opposition pour aller parler partout dans le monde pour dénoncer ce qui se passe. Les Ivoiriens qui ont eu leurs commerces détruits ici à Yopougon, nous allons les rencontrer et les écouter pour qu’ils parlent de ce qui ne va pas. Il faut gérer de façon humaine un pays. Dans un pays, il y a des riches et des pauvres. Mais s’il n’y a que des riches, ces riches eux-mêmes vont s’ennuyer. A qui démontreront-ils leurs richesses si tout le monde est riche. Donc à côté des riches, il faut qu’il y ait des pauvres. Mais pourquoi détruisez-vous nos commerces sans les remplacer, pourquoi cassez-vous nos maisons sans les reconstruire ? Sachez que le pouvoir change de main… »

SD à Abidan

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