Élection présidentielle 2015 en Côte d’Ivoire – Le peuple ivoirien et son destin (Bécan Tiékpa Alice-Rosine)

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« Nul ne doit découvrir sa citoyenneté par surprise et conjoncture »

Le samedi 26 septembre 2015, un meeting de la Coalition Nationale pour le Changement (CNC) devait honorer son pari pris avec le peuple ivoirien, à l’espace Figayo de Yopougon. Tous les Ivoiriens des deux genres, séniors, adultes, juniors, jeunes et enfants ont rallié ce lieu mythique pour communier. Et, cette communion dont la principale vedette est le président Charles Konan Banny, avait à cœur de donner les informations vraies et d’ouvrir les consciences endoctrinées des Ivoiriens par les media et presse d’Etat aux ordres des magiciens du mensonge. De plus, cette rencontre avait pour objet d’appeler le peuple, une fois affranchi de la peur semée par ce pouvoir voyou, à la marche du lundi 28 septembre 2015. Malheureusement, la barbarie d’Etat a contrarié ces retrouvailles des fils prodiges de mon beau pays. En effet le régime, à travers son loubard, a déployé avant l’aube toute son artillerie lourde aux domiciles et sur la place figayo pour canarder et pulvériser, à la bombe, toutes les populations invitées au meeting.

C’est le lieu de m’interroger sur l’époque, la planète et le lieu où persistent de telles pratiques criminogènes qui sont assimilables à la bestialité ? Où était-il, ce souverain, à la création de la Côte d’Ivoire ? Où était-il pour découvrir brusquement sa citoyenneté ivoirienne et en obtenir une Carte de Nationalité brumeuse, 42 ans après ? De quelle culture est-il pour habituer la Côte d’Ivoire mienne au coup d’Etat, à la chienlit, à la rébellion, à la partition du pays, aux tueries tous azimuts et à la guerre? Que faisait le tueur putschiste Gilbert Diendéré à l’aéroport d’Abidjan, 48 heures, avant son coup d’Etat au Burkina Faso ? Comment justifie-t-on les 3 milliards qu’il serait venu percevoir en guise de rançon, en Côte d’Ivoire ? Le régime ivoirien serait-il l’instigateur de ce putsch pour s’assurer une base arrière en vue de se perpétuer au pouvoir par la guerre ? Pourquoi le chef de l’exécutif ivoirien n’a-t-il pas condamné ce putsch ? A cette dernière question, le régime a répondu qu’un silence coupable vaut mieux qu’un bruit. Grand aveu de culpabilité, n’est-ce pas ? Ce régime et sa constellation de tueurs, violeurs, voleurs, menteurs tricheurs et hors la loi n’est-il pas fatigué de tuer les Ivoiriens, de boire leur sang et de souiller le sol de mon beau pays de paix ? A quand la sortie de Gbagbo Laurent des liens funestes de la CPI pour que ces grands bandits aillent à la CPI, à leur tour, à quand le retour des enfants de Côte d’Ivoire, forcés à l’exil, à quand la libération des prisonniers politiques, à quand la réparation des torts faits au peuple ivoirien par ces vampires ?

Malgré la soldatesque du régime qui a empêché le meeting du samedi 26 septembre 2015, le peuple a pris son destin en main à la marche de ce lundi 28 septembre 2015. Comme quoi, l’imposture du candidat dérivé qui est plus nauséeuse qu’une vomissure ne passera pas ! Un candidat exceptionnel et dérivé ??? Ô si la honte, ce sentiment de dévaleur pouvait habiter quelqu’un, eh bien, les fiers Ivoiriens en seront délivrés. Sous cette dictature sauvage, sous ce régime tyran, Charles Konan Banny, la principale cible de ce régime, a pris ses responsabilités. Il a décidé de s’offrir en sacrifice pour son pays. C’est cela le vrai guide d’un peuple qu’on aime et qu’on veut servir. Pendant que Bédié s’aplatit comme une serpillière aux sabots du souverain sanguinaire, Banny Charles ressuscite le Grand Houphouët-Boigny. Je veux que cette marche se passe dans le calme, la discipline et la paix, dit-il. Pendant que Bédié, acoquiné aux rebelles assoiffés de sang humain, voue une haine viscérale au souverain peuple de Côte d’Ivoire, Charles Konan Banny brave les armes, la pluie, la distance et le soleil pour jouer les Reines Pokou. À la tête d’une marée humaine inénarrable, Charles Konan Banny est en train de restaurer la dignité des Ivoiriens qu’ils n’auraient jamais dû perdre. Non, les Ivoiriens se souviennes de leurs concitoyens ensardinés et tués dans les fours crématoires à Bouaké, lors de la rebellion de ce vampire en 2002. Les Ivoiriens ne veulent plus subir les pratiques déviationnistes du plus grand diviseur. Ils ont soif de leur unité perdue. Ils sont fatigués d’être ségrégués. Ainsi, ils ne laisseront pas ce prince des affabulations réécrire l’histoire de leur pays de façon balafrée ! Charles Konan Banny est le guide qu’ils attendaient depuis. Après le woody Gbagbo Laurent qui ne recule devant rien, les fiers Ivoiriens ne sont plus en panne de leader. L’histoire est pliée ! Le coup d’Etat des conspirateurs contre le peuple ivoirien ne réussira pas au Burkina Faso. L’annexion de la Côte d’Ivoire par ses mêmes braqueurs ne passera pas, tout comme le projet de déstabilisation de la Sous –Région planifiée par les mêmes âmes égarées n’aura pas lieu. Tout doit être remis à plat avant les élections et que dégagent Henry Konan Bédié et ses mafieux protégés aux mains mouillées de sang. Abdramane Sangaré, KKB, Mamadou Koulibaly et les autres dignes opposants venus à la marche, merci d’épauler Charles Konan Banny.

Enfin, où sont passés ces opposants-candidats au régime, pendant la lutte héroïque de ce lundi 28 septembre 2015 pour libérer les média d’Etat, pour revendiquer la recomposition de la CEI et la révision du fichier électoral ? Où sont-ils, ces courageux des salons feutrés qui accompagnent le cancer qui ronge ce peuple-mien dans son funeste dessein ? Où sont ces courageux opposants qui aiment tant leur peuple mais qui le laissent avilir par ce régime détestable ? Où sont ces braves candidats opposants qui ne trouvent pas que la liberté d’expression par les médias publics est une nécessité vitale pour l’équilibre des forces ? Où sont ces candidats qui veulent traverser l’Océan à pieds secs pour cueillir le pouvoir ? Arrêtons de flatter le peuple devant cet enjeu sérieux, ces disant candidats à la mollesse ! Seul Dieu aura le dernier mot face à ceux qui façonnent leur majorité et leur estime aux orgies. Riront bien qui riront les derniers !

.. Bécan Tiékpa Alice-Rosine

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