Côte d’Ivoire – L’opposition appelle à des discussions pour une élection juste “réunissant les conditions”

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Présidentielle ivoirienne 2015:

Par Edwige Fiendé

Une frange du parti de Laurent Gbagbo a appelé lundi le président la Coalition nationale pour le changement (CNC) à discuter avec le gouvernement en vue d’une élection présidentielle “réunissant les conditions”, cinq jours après la désignation de l’ex-Premier ministre, Charles Konan Banny comme chef de file de cette principale plateforme de l’opposition en Côte d’Ivoire.

“Nous avons vivement recommandé” à (Charles Konan Banny), candidat déclaré à la présidentielle d’octobre, de “prendre attache avec (le gouvernement) pour échanger” afin qu’”assez rapidement on puisse aller à des élections apaisées et réunissant les conditions”, a expliqué Laurent Akoun, un cadre d’une frange du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), conduit par Abdourahamane Sangaré, membre de la coalition.

La délégation de six personnes conduite par M. Sangaré a “félicité” M. Banny, soulignant que cette coalition “est un attelage important (et) un espoir pour le peuple ivoirien”, a ajouté M. Akoun, après une rencontre à la résidence de l’ancien Premier ministre, à la Riviéra (Cocody), quartier chic à l’Est d’Abidjan.

“Pour des élections justes et transparentes”, ces cadres de la CNC disent s’être accordés entre autres sur la question de la Commission électorale indépendante (CEI, chargée d’organiser le scrutin) dont ils dénoncent la reconduction de Youssouf Bakayoko à la tête de cette Commission jugée “déséquilibrée” au profit du chef de l’Etat Alassane Ouattara, candidat à sa succession.

Dans une interview accordée au magazine panafricain “Jeune Afrique”, Charles Konan Banny a estimé que les 17 membres de la CEI dont un représentant du président de la République, quatre des partis politiques au pouvoir et quatre de l’opposition ne “sont pas représentatifs de la diversité politique”.

En réponse, le gouvernement ivoirien a expliqué qu’on “ne peut pas remettre en cause” la CEI comme l’exige l’opposition à trois mois de de la présidentielle et que son président M. Bakayoko est “un homme intègre”.

EFI

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