Le système judiciaire ivoirien a besoin de reformes pour son indépendance (Pdt Ong)
Le président du Mouvement ivoirien pour la défense des droits humains (MIDH), Me Yacouba Doumbia a relevé jeudi la nécessité de reformer le système judiciaire pour son indépendance en réaction à la déclaration du président Alassane Ouattara de ne plus procéder à de nouveaux transfèrements à La Haye.
« Il faut reformer le système judiciaire et donner les moyens à ceux qui l’animent de sorte qu’ils soient totalement indépendants. », a dit Me Yacouba Doumbia » ajoutant que, « le président est dans son droit mais ce qu’il souhaite demande l’accomplissement préalable de certaines formalités ».
Il a souligné que « les magistrats doivent être formés à la connaissance des crimes internationaux » pour dire le droit.
Selon Me Doumbia, « tant que cela n’est pas accompli, on assistera au genre de procès comme celui de Simone Gbagbo » qui a « laissé tout le monde sur sa faim » avec « une instruction totalement bâclée. »
L’ex-Première dame Simone Gbagbo, sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a été condamnée en mars à 20 ans de prison ferme par la justice ivoirienne pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » durant la crise postélectorale.
Le président ivoirien qui recevait samedi des organisations de victimes de la crise postélectorale a déclaré que la Côte d’Ivoire allait continuer de « juger ceux qui ont commis des crimes » de décembre 2010 à avril 2011 et que « personne n’ira à la CPI » après les transfèrements de l’ancien président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, l’ex-leader des « jeunes patriotes en novembre 2011 et mars 2014.
ABL
Par Anselme BLAGNON
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