Affaire Georges Kouakou-Alpha Blondy : Le procès n’a pas eu lieu

Attendus au tribunal de première instance du Plateau dans le cadre de l’affaire qui les divise, Georges Kouakou et Alpha Blondy n’ont pas été vus.

L’affaire devait connaître un début de dénouement aujourd’hui. Mais le procès entre Georges Kouakou et Alpha Blondy n’a pu avoir lieu. Les deux parties n’ont pas répondu au rendez-vous du jeudi 15 décembre, au palais de justice d’Abidjan-Plateau. Qu’est-ce qui a pu diviser ces complices au point de les amener à s’expliquer devant les tribunaux ? C’est Georges Kouakou qui explique. «J’ai lu une interview qu’il a accordée à Tiburce Koffi dans un quotidien du pays et dans lequel il a déclaré que Boncana Maïga est son seul arrangeur. Je n’ai pas voulu réagir sur le champ parce que nous étions tous préoccupés par la guerre. Maintenant que la paix est revenue, je voudrais que tous les Ivoiriens sachent la vérité», indique-t-il. Et de continuer: «Les albums suivants d’Alpha Blondy, que sont « Brigadier Sabari » (1981), « Rasta Poué » (1984),  »Cocody Rock » (1984), « Apartheid is nazism » (1985), « Jérusalem » (1986), « Sweet Fanta Diallo » (1988) et « SOS Guerre Tribale » (1990) ont été entièrement composés et arrangés par moi». Georges Kouakou, qui devait rentrer à Abidjan hier pour assister au procès, se dit outré par les propos d’Alpha Blondy qui tendent à le faire disparaître de la liste des arrangeurs qui ont contribué à faire de lui l’artiste international qu’il est devenu. Pour lui, si les premiers albums d’Alpha Blondy ont eu du succès, «c’est parce que les arrangements ont été de belle facture». De l’avis de l’arrangeur, si l’auteur de «Vision» a fait la Paix avec Tiken Jah Fakoly, il doit se réconcilier aussi avec lui (Georges Kouakou) «parce que tous ceux qui veulent une Côte d’Ivoire nouvelle, doivent faire la paix avec tous ceux qu’ils ont blessés et offensés. Afin d’aller sur de nouvelles et bonnes bases». Le Jagger national ne s’est jusqu’à présent pas – ou très peu – exprimé sur cette affaire. Mais pour Georges Kouakou, le plus important est d’entrer en possession de ce qu’il estime être son dû. «Je ne veux pas que tous mes efforts qui ont été faits pendant plus d’une décennie soient vains. Si j’ai patienté jusque-là, c’est parce que j’ai cru en sa bonne foi. Mais quand il a déclaré que je n’existe pas dans sa vie en tant qu’arrangeur, je suis tombé des nues. Je souhaite, en toute objectivité qu’il réponde parce que nous sommes en démocratie», clame-t-il. En attendant, il est à souhaiter qu’un procès, dont la date sera cette fois respectée par les deux parties, permette d’en savoir davantage sur cette affaire.

M’Bah Aboubakar
L’Expression

Commentaires Facebook

Les commentaires sont fermés.