Sécurité: Le ministre Hamed Bakayoko choisit la fermeté – Commandant Ben Laden… “Yopougon est sécurisée”

Commandant Ousmane Coulibaly dit ‘’Ben Laden’’ : “Yopougon est totalement sécurisée”

La commune de Yopougon est totalement pacifiée, il ya plus de trois semaines par les FRCI. Les combats y ont été très rudes. Le commandant du Groupement Tactique (GT8) détaché à la Brigade Anti Emeute (BAE), le commandant Ousmane Coulibaly alias ‘’Ben Laden‘’ revient sur la libération de Yop. Il invite policiers et gendarmes à regagner leur postes traditionnels. Entretien.

Le Patriote: Pouvez-vous nous raconter brièvement la libération de Yopougon?
Coulibaly Ousmane: La libération de Yopougon n’a pas été chose facile. Vous le savez tous, c’était le fief de toute la milice et de tous les mercenaires de Gbagbo. Ce qui fait que l’opération a été très lente. On avait tout Abidjan sauf Yopougon. Ce qui était inadmissible. Et avec l’appui de tous les commandants des Groupements Tactiques (GT) présents à Abidjan nous avons unis nos forces et nous sommes montés au créneau pour pouvoir rapidement libérer cette commune avec ces miliciens. Il faut l’avouer ça n’a pas été chose facile, mais ce n’était pas aussi impossible pour nous. Nous sommes arrivés vaille que vaille à récupérer Yopougon des mains des miliciens et mercenaires sans faire trop grands dommages.

LP: Pourquoi la libération de Yopougon n’a été facile ?
C.O.: Parce qu’il y avait des ex- FDS qui combattaient aux côtés de ces miliciens. Notamment des éléments de la BAE, par le peloton de gendarmerie de Yopougon. Ces éléments servaient d’appui à ces miliciens et mercenaires à la solde de Gbagbo. Et comme ils étaient tous basés ici à Yopougon, vous comprenez que ce n’était chose aisée pour nous. Il fallait faire preuve de professionnalisme pour épargner la vie des populations. C’est ce que nous avons fait, c’est pourquoi l’opération a pris du temps. Sinon ce n’était pas les moyens qui nous manquaient.

LP: De quels types d’armement ces miliciens disposaient-ils?
C.O.: A dire vrai, ils étaient puissamment armés. Ils avaient des chars, des douze sept, des RPG 7, etc. C’est l’essentiel de ces armes qui constituent une armée. Mais malgré tout cet arsenal, ils ont été mis hors d’état de nuire.

LP: Quel est actuellement le point de la situation sécuritaire dans cette commune?
C.O.: Il faut dire qu’au jour d’aujourd’hui Yopougon qui était appelé Yopougon la guerre est devenu Yop la paix. Vous pouvez vous-même sillonner les différents quartiers pour vous rendre compte de la pacification totale de cette commune qui est sécurisée à 120 % pour ne pas exagérer. Mais n’empêche que nous restons vigilants. Car quoi qu’on dise, tout le monde n’est pas encore pour ce pouvoir en place. Ce qui nous demande encore beaucoup de vigilance. Les patrouilles continuent. Pour ce qui est de la sécurité la vie a repris. Nous sommes à pied d’œuvre de jour comme de nuit avec les patrouilles pour davantage rassurer les populations. Yopougon est totalement sécurisée aujourd’hui. Actuellement nous sommes en train de faire des recherches pour pouvoir trouver les dernières armes cachées. C’est à quoi nous nous attelons actuellement.

LP: A ce jour combien d’armes avez-vous récupéré?
C.O.: Pour les statistiques je préfère que vous vous referiez au chef d’Etat-major des Armées qui est mieux placé vous les donner.

LP: Des milliers d’habitants de Yopougon qui avaient abandonné la commune hésitent encore de regagner leurs domiciles respectifs. Quels messages à l’endroit de ces populations?
C.O.: Tous ceux ont quitté la commune de Yopougon qu’ils regagnent leurs domiciles. Avec le Président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara qui ne prône que la paix à donner toutes les instructions nécessaires et avec les recommandations du Premier Ministre et Ministre de la Défense, M. Guillaume Soro que cette population soit sécurisée et comme partout en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi nous multiplions les patrouilles. Ceci pour dire que ceux qui avaient abandonné la commune qu’ils peuvent revenir. Il n’y a pas de chasses aux sorcières. Et ils se reprochent rien qu’ils rentrent tranquillement chez eux et vaquer à leurs occupations. En tout cas nous sommes là, nous nous tenons à leur écoute de jour comme de nuit.

LP: Des actes de pillages perpétrés à Yopougon ont été imputés à des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Quels commentaires?
C.O.: Vous savez c’est facile d’accuser Paul, Pierre et Jean. Mais pour une situation comme celle de Yop, ce n’est pas chose aisée. Vous voyez la prison civile (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA)) a été cassée par le Sergent Ibrahim Coulibaly et ses éléments. Et ces éléments qui sont sortis des prisons ont reçu des treillis et des armes. Donc c’est facile. Une fois quelqu’un porte le treillis il se fait facilement passer pour un élément des FRCI, voilà le coup est toute de suite joué. Nous sommes en train de nous atteler, c’est pourquoi nous avons commencé l’encasernement de tous nos éléments FRCI afin de connaître les fautifs. Ça c’est d’un. D’ailleurs nous sommes très avancés avec cette opération d’encasernement. Et ensuite dans une situation pareille où il n’existe ni police ni gendarmerie on est exposé à ce que vous connaissez.

LP: De quoi s’agit-il?
C.O.: Le désordre. Chacun peut se fait passer pour un élément des FRCI, il lui suffit d’avoir un treillis. Hier encore nous avons pris un groupe. Des femmes qui se font complice de ces pillages, elles viennent voir des éléments, prétextant qu’elles veulent déménager. Alors que la maison où l’appartement ne les appartient pas. Elles prennent les bagages pour aller se les partager. Mais généralement elles le font avec des éléments qu’elles connaissent avant et qu’ils ne faisaient pas partie des Forces Nouvelles à plus forte raison des nouvelles FRCI. Donc voilà ce à quoi nous assistons. Nous n’avons pas baissé la garde, une solution est en train d’être trouvée avec l’encasernement.

LP: Quel sort pour des hommes en treillis qui n’appartiennent à aucune unité ou compagnie et qui sont encore en arme?
C.O.: Tous ceux qui détiennent illégalement des armes seront systématiquement désarmes. C’est la moindre des choses. Le Premier Ministre et Ministre de la Défense est très formel sur le sujet. C’est pour le Président de la République a recommandé d’encaserner immédiatement tous nos soldats. Tous ceux qui seront pris avec des armes subiront la rigueur de la loi. Les prisonniers qui étaient à la MACA regagneront leur cellule. Et ce sera chose faite les jours à venir.

LP: Quand est-il des miliciens et mercenaires qui ont été fait prisonniers? Ou sont ils détenus?
C.O.: Comme l’a demandé le Président Ouattara, il faut pouvoir pardonner. Ils sont là au moment venus ces prisonniers miliciens seront mis à la disposition du Ministre de la Défense à l’effet de prendre toutes les dispositions qui s’imposent.

LP: Quelle collaboration entre les FRCI et les Policiers?
C.O.: La collaboration est parfaite. Yopougon est l’une des rares communes à avoir ouvert tous les commissariats. Vous pouvez sillonner la commune pour le constater. Les Brigades de gendarmeries sont aussi ouvertes. Une cérémonie officielle a été organisée à cet effet. Au jour d’aujourd’hui les commissariats et Brigade de gendarmerie sont ouverts et fonctionnels sur toute l’étendue de la commune de Yopougon. Ce sont ceux qui ne veulent pas travailler qui tardent encore à regagner leur poste. En tout cas nous disons aux populations de compter sur les FRCI dans sa globalité. Ils n’ont rien à rien à craindre. Qu’elles comptent également sur le Président de la République et Premier Ministre pour leur sécurité. A la population Ivoirienne plus jamais ce que nous avons connu ne se reproduira. La paix est revenue, elle est désormais définitive. Que chacun s’y met au travail pour le bonheur de la Côte d’Ivoire. Je voudrais souhaitée à toute la Côte d’Ivoire une paix retrouvée.
Réalisée par Anzoumana Cissé

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Sécurité / Racket et brimades contre les populations : Hamed Bakayoko prend des mesures vigoureuses

Le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a eu hier, à son cabinet, une séance de travail avec les hauts commandements des Frci. Au menu de la rencontre : arrêter des décisions en vue de juguler le phénomène du racket et mettre en place une meilleure coordination des forces de sécurité sur le terrain.

Les questions de la sécurité et du racket sont au nombre des préoccupations actuelles des Ivoiriens. Et le ministre de l’Intérieur n’a pas caché son agacement face aux interpellations quotidiennes des organisations non gouvernementales (Ong). ‘’Le racket a atteint un sommet ces temps-ci à tel point que les opérateurs économiques ont sollicité le Président de la République pour y mettre fin. Des incidents sont signalés çà et là. Nous sommes obligés de trouver une solution en prenant le taureau par les cornes’’, a dit le ministre dans ses propos liminaires devant les commandants des unités et la hiérarchie militaire. Ce décor planté, le ministre de l’Intérieur et ses invités ont échangé pour parvenir à des décisions qui vont être appliquées dans les jours à venir. Il a été convenu de regrouper et d’encaserner les éléments des Frci. Cette opération s’accompagne de la prise en charge de leur nourriture et de leur santé. La deuxième décision est relative à la suppression des barrages et à la mise en place d’une brigade spéciale antiracket. Cette dernière se chargera de démanteler si nécessaire, par la force, tout barrage ‘’sauvage’’ sur toute l’étendue du territoire. Et comme pour contrer toute velléité récalcitrante, les sécurocrates de l’Etat ont mis en place un centre d’écoute afin que tout abus soit dénoncé. Se fondant sur ces acquis, Hamed Bakayoko rappellera à ceux des hommes en uniforme qui ne le sauraient pas encore que leur rôle est d’assurer la sécurité et non de rendre justice. ‘’Nous sommes en phase de normalisation et il faut que la situation sécuritaire ne soit pas une angoisse pour les Ivoiriens’’, a-t-il martelé. Toute chose qui a inspiré la réaction suivante au commandant Wattao : ‘’la récréation est terminée. A part les corridors, plus de barrage dans les rues d’Abidjan. A bon entendeur salut !’’ La rencontre s’est achevée par la remise de seize motos neuves au préfet de police d’Abidjan, le commissaire divisionnaire Djehannin Bi Tra.
S.Débailly
L’intelligent d’Abidjan

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