Eugène Diomandé, Comium-Koz: « Avec Ouattara, c’est fini les flatteries et la flagornerie »

DOSSIER – L’Intelligent d’Abidjan-

Eugène Diomandé, PCA du groupe Comium-Koz faisait partie des invités VIP du président de la République Alassane Ouattara lors de son investiture le samedi 21 Mai 2011 à Yamoussoukro. Dans cet entretien, l’homme d’affaires revient sur le discours du chef de l’Etat et se dit prêt à apporter sa pierre à l’édifice de la Côte d’Ivoire.

Comment avez-vous apprécié le discours du président de la République lors de la cérémonie d’investiture ?

Je suis surtout étreint par l’émotion parce que nous savons tous ce que le président de la République a subi pendant près de deux décennies par rapport à ses ambitions légitimes. Donc aujourd’hui, lorsqu’il pose un discours rassembleur, fédérateur, un discours qui appelle au pardon, c’est un acte d’une grande hauteur d’esprit et d’une magnanimité. Et au-delà de l’aspect festif de l’évènement, c’est surtout la valeur symbolique. C’est une manifestation qui est fondatrice du renouveau de la Côte d’Ivoire sur des bases nouvelles, des bases d’unité et des bases de fraternité.

En tant que responsable d’entreprise, croyez-vous que l’arrivée du président Ouattara au pouvoir donnera un coup de pouce à vos affaires ?

Nous sommes certains qu’il va créer un cadre propice à l’épanouissement des affaires, à la promotion des entreprises ivoiriennes. Il va nous permettre de rentrer dans un environnement de crédibilité du point de vue juridique, économique et financier et c’est le plus important. En réalité, nous attendons que le président puisse commencer à travailler et nous sommes prêts à l’épauler. Nous sommes convaincus qu’avec son arrivée à la tête du pays, nous allons travailler dans des conditions favorables à l’épanouissement de nos affaires.

Il fut un moment où vous aviez eu maille à partir avec votre direction. Peut-on dire qu’aujourd’hui tout va bien entre vous et le directeur général ?

Sur la question, je n’ai pas voulu me prononcer par voie de presse, parce que je veux laisser la justice faire son travail. D’ailleurs, je tiens, à travers vous, à féliciter l’ensemble de la justice ivoirienne pour son objectivité et son intégrité intellectuelle. Malgré un contexte difficile, y a quelques mois, elle m’a rendu ce que j’avais perdu au plan juridique. Mais là, il y avait quelques affairistes qui ont essayé d’empêcher l’exécution de justice. Je pense que dans une ou deux semaines, la situation va revenir à la normale et nous allons retrouver la légalité. C’est-à-dire que je reste et demeure le président du conseil d’administration du groupe Comium-Koz.

Récemment, la presse a fait état de ce que le directeur général de Comium-Koz serait trempé dans une affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Avez-vous connaissance de ce dossier ?

Non, je n’ai pas connaissance du dossier, mais il semble qu’il s’agirait de l’actionnaire majoritaire selon ce que j’ai lu dans la presse. Depuis plusieurs mois, je ne suis pas au fait des initiatives de l’entreprise. Et c’est l’une des raisons de nos divergences. Je souhaite que ce qu’on lui reproche ne soit pas vrai. Dans le cas contraire, ce serait jeter l’opprobre sur notre compagnie. C’est pourquoi, je voulais inviter tous les Ivoiriens à s’inscrire dans la ligne tracée par le président de la République. Un cadre de fraternité, de réconciliation et aussi dans un cadre de travail. Avec le président Ouattara, c’est fini les flatteries, la flagornerie. Il faut travailler et tout le monde sera jugé à l’aune du mérite.

Et si le président de la République vous tendait la main ?

(Rire). Le président de la République me connaît. Je pense que j’ai l’honneur d’avoir son estime, mais je n’attends pas à ce qu’il me propose une quelconque fonction. Mais il va sans dire que servir quelqu’un comme lui, est un grand honneur. Dans tous les cas, je ne pourrai refuser la moindre des propositions du président de la République. Pour moi, ce sera un honneur. Mais si cette proposition ne venait pas, je commencerai à travailler pour pouvoir apporter ma pierre à l’édifice de la Côte d’Ivoire et le soutenir à ma façon.

Réalisé par Dosso Villard

Encadré 1

Seydou Diarra, l’homme propre dans une affaire sale

Homme sans histoires, homme de référence, Seydou Diarra a des états de service. Ancien Premier ministre, le doyen vaut et mérite mieux que cette gadoue dans laquelle ses filleuls veulent l’entraîner. Certes, le secteur de la téléphonie est très juteux en Côte d’Ivoire et le Premier ministre Diarra est un citoyen comme tout autre et reste libre de faire des affaires, mais quand on a été PDG et créateur d’entreprises, quand on a été PCA de prestigieuses banques, on ne vient pas disputer avec son « fils » actionnaire et fondateur d’une société, une présidence de Conseil d’Administration. Personne n’est dupe : les commanditaires de cette affaire n’auraient jamais pensé à Seydou Diarra sous le régime Gbagbo. Donc c’est l’arrivée du Président Ouattara qu’ils attendaient pour voler au secours de Nizzar Dalloul ? Peut-on imaginer Duncan, Affi Nguessan, Banny, et demain Soro, disputer dans des conditions indélicates la présidence d’un Conseil d’administration ? Parce que nous aimons Seydou Diarra, nous disons non à cette tentative d’instrumentalisation de son nom. Que ceux qui veulent se servir de sa notoriété et de sa couverture se ressaisissent et assument par eux-mêmes, leurs forfaitures et turpitudes. Sinon, ils vont perturber la tranquillité du doyen. Les sommes d’argent promises par Nizzar Dalloul, qui a quitté Abidjan, à bord d’un jet privé dont la facture a été transmise hier à la comptabilité de Koz, alors que ce prétendu milliardaire peine à payer les publicités parues dans la presse ivoirienne d’une part, et d’autre part, il prétend que la presse et la justice ivoiriennes ne peuvent rien contre lui, ne pourront pas cacher la vérité : Président du Conseil d’administration ou pas, Eugène Diomandé est porteur de 15 pour cent des parts jusqu’à nouvel ordre. Il attend les offres de Seydou Diarra et ses filleuls qui ne seront pas autorisés à détruire ce qu’ils n’ont pas construit et à spolier Eugène Diomandé.

Ismaël Dembélé

Encadré 2

Al Moustapha : ‘’Je porte plainte contre Thierry Légré et le DG de Koz-Comium’’

« J’ai choisi de marcher dans la vérité. Et de dire la vérité aux Ivoiriens pour mettre fin à la souffrance de mes concitoyens. Et cette vérité est la victoire du Dr Alassane Ouattara à la présidentielle 2010. J’ai payé le prix fort : mon domicile a été saccagé, pillé. Mon complexe hôtelier a été incendié. Ma fille de ménage a été violée et le certificat médical l’atteste. Mon jeune frère a été tué froidement. Son corps n’a jamais été retrouvé. Aujourd’hui, je suis en mesure de déclarer à la face de l’opinion les noms de ceux qui ont commandité l’attaque de mon domicile et le viol de ma fille de ménage. Il s’agit, en effet de MM Hebert Michel (Directeur général de Koz) et Thierry Légré (jeune patriote). Hebert Michel a financé les miliciens et ceux-ci ont été conduits, par Thierry Légré qui connaît chez moi, à mon domicile pour commettre leur forfait. Malheureusement pour Thierry Légré, il a été reconnu par ma jeune sœur Touré Koucou. Le commissariat du 12e arrondissement a fait le constat. Mais avant, lorsque j’ai déclaré que Alassane Ouattara a gagné les élections et que Laurent Gbagbo avait tripatouillé les résultats et que je me suis réfugié au Sénégal. Quand j’ai eu Thierry Légré au téléphone. Il m’a menacé. Il m’a traité de tous les noms, lui qui prenait ses ordres chez madame Gbagbo, chez Blé Goudé et Hebert Michel. Il n’a pas apprécié que j’aie appelé les patriotes à reconnaître la victoire de Alassane Ouattara. Thierry Légré après avoir communiqué avec moi m’a même passé le directeur général de Koz Hebert Michel. Ce dernier m’a proposé des millions de F CFA pour que je me dédise. Il m’a proposé de m’embaucher à Koz . Je leur ait simplement fait comprendre que seule la vérité pouvait sauver mon pays que 10 ans de mensonge ont enfoncé dans la misère. J’ai saisi le procureur de la République. Nous sommes dans un Etat de droit et je demande que justice soit faite. J’ai déposé une plainte contre MM Hebert Michel et Thierry Légré. A cette liste, j’ajoute Adama Coulibaly l’ancien Pca de la Matca qui a financé les miliciens. Ce sont donc les commanditaires. J’interpelle le gouvernement afin que des mandats d’arrêts internationaux soient lancés contre ces personnes ».

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KOZ-Commium / Trafic d’influence, malveillance et corruption

Toute la vérité sur l’affaire dans laquelle Seydou Diarra est melé

Le Premier ministre Seydou Diarra aurait été désigné président du conseil d’administration de Koz-Comium. Mais que vient cherhcer le ’’vieux” dans cette affaire ? Retour sur les faits.

Nous sommes en pleine crise postélectorale. Patron de Comiun, Eugène Diomandé subit des pressions du camp présidentiel. Simone Gbagbo lui fait savoir qu’elle ne le sent pas après son absence dans le staff de campagne du candidat Laurent Gbagbo. Le camp Gbagbo a besoin d’argent. Eugène Diomandé comme plusieurs cadres qui n’ont pas pu aller au Golf Hôtel décide alors de partir en exil. Nizzar Dalloul choisit ce moment pour le déstabiliser. Cet homme qui n’avait pas mis les pieds en Côte d’Ivoire durant trois ans après la création d’une société pourtant vache à lait de son empire en declin, décide de se mettre au service de Laurent Gbagbo. Comptant sur une protection futuredu ministre de l’Interieur Hamed Bakayoko dont il se prevaut abusivement de l’amitié, Nizzar Dalloul apporte un soutien ’’no limit’’ au camp Gbagbo. Il s’entoure de Dadjé Rodrigue, avocat de Madame Gbagbo, Thierry et Michel Gbagbo pour sévir. Une fille de Simone Gbagbo obtient un gros contrat de publicité. Avec un trafic d’influence operé par Me Dadjé Rodrigue, qui passe partout en invoquant le nom de Simone Gbagbo, mecontente des dirigeants de Koz. Selon lui, Eugène Diomandé est un ’’rebelle’’ à la solde d’Alassane Ouattara. Nizzar Dalloul arrive à organiser un conseil d’administration illégal et hors normes. Il tente de tenir une Assemblée génarale pour augmenter le capital de l’entreprise et reduire les parts de ses associés ivoiriens. Nizzar Dalloul promet des actions dans le capital de la société à Dadjé Rodrigue. L’Intelligent d’Abidjan qui révèle fin janvier 2011 l’affaire, reçoit une plainte de l’avocat qui réclame au journal la somme de 15 millions de FCFA de dommage. Dadjé Rodrigue appelle à la rédaction du quotidien pour dire que le Directeur Général doit se considerer désormais comme un homme mort. Et dire que cet homme est aujourd’hui en cavale. C’est cette même nebuleuse et cette mafia qui veut se recycler dans la nouvelle République.

Un avocat pro-Gbagbo

s’en va, un avocat

pro-Ouattara arrive

La République sous Ouattara ne sera pas l’affaire des copines, des copains et des coquins. Elle ne peut être celle de l’abus et du trafic d’influence. Nizzar Dalloul ne peut pas se recycler à moindres frais en remplaçant Me Rodrigue Dadjé par un avocat pro-Ouattara. L’independance de la justice à bâtir ne peut s’accomoder des connexions en cours. Mais alors que vient chercher Seydou Diarra dans l’affaire ? Parrain d’Alain Donwahi et du nouvel avocat, Seydou Diarra a été conduit dans cette affaire parce que ses filleuls et Nizzar Dalloul sont convaincus que sa notoriété ainsi que l’estime que le President de la République, Alassane Ouattara, lui portent, rendront plus acceptables et plus crédibles la forfaiture et l’impostrure qu’ils préparent. Ainsi Alain Donvahi et Seydou Diarra ont été désignés administrateurs et ensuite Seydou Diarra PCA, au cours d’une AG interdite pourtant par la justice ivoirienne. Si Seydou Diarra, Alain Donwahi and Co sont forts et puissants, qu’ils se fassent nommer par décret presidentiel. S’ils sont riches, qu’ils aillent créer leurs propres affaires. Après ce qui est arrivé à Koffi Bergson, Alexandre Galley, doit-on laisser encore Seydou Diarra, le doyen, se faire utiliser pour ensuite être roulé dans la farine? Le ”vieux” mérite mieux que de venir faire des palabres indignes et humiliantes. Car Eugéne Diomandé ne se laissera pas faire. On ne nous convaincra pas que les nouvelles autorités vont couvrir des indélicatesses, et le fait qui consiste à utiliser le pouvoir ou la proximité avec le régime, pour pratiquer l’injustice. A toutes fins utiles, il faut souligner qu’en première instance, Eugène Diomandé a gagné. En deuxieme instance, il a gagné. C’est Tia Koné, connu pour savoir tripatouiller le droit, qui avait entravé les choses. Avant lui, la police et la gendarmie actionnées par Simone Gbagbo avaient empêché que le droit soit exécuté. En effet le tribunal avait jugé illégal le Conseil d’administartion ayant revoqué Eugène Diomandé, le reinstallant de facto. Nizzar Dalloul et Comium usent de représailles contre la presse pour empêcher la manifestation de la vérité. En effet, des journaux ayant relaté des faits hostiles à la direction actuelle ont vu des publicités suspendues. Et leurs factures restent impayées. Des actes qui frisent des entraves à la liberte de la presse. Comium refuse de payer, préfèrant utiliser les recettes quotidiennes, pour financer les mauvaises causes contre Eugène Diomandé. Voici l’affaire Comium au centre de laquelle se trouve melé le doyen Seydou Diarra. La première affaire de la République sous Ouattara…

Ismaël Dembélé

Encadré 3

Ce que L’IA avait déjà écrit il y a 4 mois sur l’affaire Comium

Nizar Dalloul et Dadjé Rodrigue utilisent le nom de Mme Gbagbo pour sévir contre KOZ’-Comium

Etre avocat-patriote et proche de Mme Gbagbo nourrit son homme. C’est ce qu’a compris l’avocat Dadjé Rodrigue. Après donc WARID, le voici trempé dans les affaires de COMIUM. Pour se rendre complice des manœuvres et du pillage de la société par Nizar Dalloul, actionnaire majoritaire. Parce que ses associés locaux ont refusé que, le fruit du travail de COMIUM-CI serve à payer des dettes contractées au Liban, au Libéria et ailleurs, le libanais Nizar Dalloul a entrepris de les déloger. Il bénéficie de la complicité de Dadjé Rodrigue, qui fait le tour de certaines personnalités et de magistrats pour présenter Eugène Diomandé comme un parrain de la rébellion. Cette crise postélectorale aura permis de tout voir dans le pays. Mais Dadjé Rodrigue, Nizar Dalloul and Co doivent savoir que, même si Laurent Gbagbo résiste et reste président, cela ne sera pas pour que des hommes de leur acabit, puissent faire passer pour un homme véreux, un opérateur respectable comme Eugène Diomandé. Même si c’était vrai qu’il a rejoint la rébellion, en quoi son engagement politique doit-il permettre à Dalloul de piller COMIUM ? Quand on défend son pays et la souveraineté, on ne s’allie pas, surtout quand on est avocat d’une souverainiste comme Mme Gbagbo à un prédateur libanais pour spolier un compatriote. Dadjé Rodrigue, Thierry Légré et Nizar Dalloul et tous leurs autres complices doivent savoir qu’Eugène Diomandé a des états de services. C’est un homme charismatique qui n’a pas encore appelé publiquement ses amis, sa famille et ses partenaires à soutenir Gbagbo ou Ouattara. Et ce n’est pas l’opération de chantage et d’escroquerie exercée qui pourront avoir raison de son refus de mêler affaires, sport et politique. Eugène Diomandé a des parents aussi bien à la LMP qu’au RHDP. Vouloir donc se servir de la couverture d’avocat de Madame Gbagbo, ou de proche de Mme Gbagbo, pour jeter le discrédit sur un citoyen crédible, ne saurait rester sans conséquences pour COMIUM, Nizar Dalloul et ses complices locaux. Car prétendre que M. Diomandé finance la rébellion, (ce qui est faux); c’est donc faire penser Nizar et Comium participent au financement du gouvernement Gbagbo. De quoi, les mettre dans le collimateur de l’Union Européenne et des partisans de Ouattara. Pourtant Comium n’a pas besoin de cela et surtout M.Eugène Diomandé ne mange pas de ce pain là. Nous y reviendrons.

I.D, In L’Intelligent d’Abidjan, du Mardi 25 Janvier 2011

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