La résidence du général Mangou pillée « on est terrifié, si ça continue ça va être chaud »

La résidence du chef d’état-major des forces de défense et de sécurité (FDS, forces pro-Gbagbo), le général Philippe Mangou, située à Yopougon (quartier pro-Gbagbo) a été pillée vendredi , alors que celui-ci a trouvé refuge depuis mercredi nuit à la résidence de l’ambassadeur de l’Afrique du sud à Abidjan.

Selon des habitants interrogés par Xinhua, les scènes de pillage chez le patron de l’armée sont le fait de « bandes de jeunes riverains » qui sont allés « se servir » vu que celui-ci a « déserté son domicile ».

Un ressortissant français retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel à Yamoussoukro
1 avril 2011 dans Conflits, Dépêches, International

APA-Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) Un ressortissant français a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel de Yamoussoukro dans la nuit de mercredi à jeudi, a appris APA vendredi.

Selon une source policière, Philippe Rémon bien connu sous le surnom de ‘’le Blanc de Gbagbo’’ gisait sans vie dans sa chambre de l’hôtel ‘’Akwaba’’ de Yamoussoukro, la capitale politique et administrative du pays tombée sous le contrôle des Forces républicaines.

C’est à partir de Yamoussoukro que les forces pro-Ouattara se sont dirigées jeudi vers Abidjan, obtenant avant leur arrivée la reddition de plusieurs généraux, notamment Détoh Leto Firmin, Edouard Kassaraté, Bindou M’bia, Sékou Touré et plusieurs colonels qui ont fait allégeance à Alassane Ouattara, reconnu président de la Côte d’Ivoire par la communauté internationale.

Vendredi matin, les forces pro-Ouattara continuaient leurs offensives sur Abidjan, la capitale économique de la Cote d’Ivoire, où subsistent des poches de résistance de partisans de Laurent Gbagbo dont on est sans nouvelle.


Côte d’Ivoire: la bataille d’Abidjan fait rage – Une Suédoise tuée

En Côte d’Ivoire, les troupes d’élite de Laurent Gbagbo opposent une résistance acharnée aux combattants de son rival Alassane Ouattara à Abidjan. Le président sortant a exclu « d’abdiquer ou de se rendre à un quelconque rebelle » et a dénoncé un « coup d’Etat ».

« Ca n’arrête pas de tirer. Les hommes de Gbagbo résistent sur l’ensemble de leurs positions », a rapporté un habitant.

Les combats très intenses entre les militaires fidèles au président sortant et les Forces républicaines d’Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale, ont débuté jeudi soir à Abidjan. La métropole ivoirienne constitue l’ultime objectif des forces pro-Ouattara.

Une Suédoise tuée

Quelque 150 ressortissants français et 350 étrangers d’autres nationalités ont été accueillis depuis jeudi soir sur le camp de Port-Bouët de la force française Licorne à Abidjan.

Une Suédoise employée de l’ONU a été tuée jeudi soir à Abidjan, probablement par une balle perdue, selon le ministère suédois des Affaires étrangères.

Abidjan: « on est terrifié, si ça continue ça va être chaud » (Reportage)

Psychose à Abidjan, prise dans la tourmente de violents combats à l`arme lourde:
« les tirs ont duré toute la nuit, on n`a pas dormi, on est terrifié », raconte Sylvie, u
ne habitante du quartier chic de
Cocody. « Si ça continue encore des jours, ca va être chaud ».
« On entendait de fortes détonations qui s`arrêtaient pendant 30 minutes, 45
minutes avant de reprendre. Et ce matin, ça a repris. C`est assourdissant. On
est pris entre les tirs, on est terrifié ici », poursuit-elle, visiblement
ébranlée par la violence des affrontements dans cette zone résidentielle.
Depuis jeudi soir, la bataille d`Abidjan fait rage entre les combattants du
président reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara et les
militaires du président sortant Laurent Gbagbo, qui s`accroche au pouvoir
alors que son régime vacille.
A Cocody, un quartier chic de la capitale ivoirienne, les combats se
déroulaient aux alentours de la résidence de M. Gbagbo et de la télévision
d`Etat RTI.
Sylvie (tous les prénoms ont été modifiés, ndlr) s`angoisse: « le pire,
c`est qu`on n`a plus de gaz pour faire la cuisine et le sac de charbon est
fini hier. C`est compliqué parce qu`on ne peut pas sortir. Si ça continue
encore des jours ça va être chaud ».
Dans le secteur de la Riviera, dans Cocody, la situation n`est guère
meilleure: « on a tous la migraine actuellement à cause des tirs. On a dormi
sous les lits tellement ça tirait fort », témoigne Antoine.
Mais entre voisins, la solidarité est de mise, raconte Carole: « ceux qui
habitent les maisons situées en bordure de la route viennent s`abriter chez
des voisins ou des amis qui sont un peu plus à l`intérieur du quartier ».
« Des gens sont arrêtés devant leur porte. Ils bavardent un peu mais dès
qu`il y a une détonation ils courent pour rentrer dans les maisons. On ne sait
pas qui tire ».
Le quartier administratif du Plateau, où se trouve le palais présidentiel,
est également le théâtre de combats. Les tirs à l`arme lourde succèdent aux
rafales de kalachnikov. Un panache de fumée s`est élevé en début de matinée
près du palais, des hommes armés couraient à proximité.
Cette zone habituellement bourdonnante d`activités, qui abrite
administrations et commerces, a des allures de ville morte. Les rues ont été
désertées par la population et abandonnées aux combattants.
Plus au sud, le quartier populaire de Treichville s`est ranimé au petit
matin. « Il y a des gens dehors, quelques véhicules de transport en commun qui
circulent. Le petit marché est ouvert », raconte Cissé. Mais en milieu de
matinée des détonations ont été étendues du côté de la Garde républicaine,
unité d`élite de M. Gbagbo, selon des témoins.
Dans un secteur sud de Yopougon (ouest), bastion pro-Gbagbo, « des miliciens
armés de kalach (fusil d`assaut kalachnkov) tiraient en l`air en chantant
+Gbagbo, président+ », avant de « casser et piller » des échoppes tenues par des
Mauritaniens, a rapporté un résident.

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