Un vent de mécontentement semble souffler

VENT DE MÉCONTENTEMENT; Boulevard Mohamed VI; c’est le prolongement, depuis Adjamé, du boulevard Alphonse Boni. Cette voie, baptisée du nom du roi du Maroc, relie la commune d’Abobo, à partir du quartier d’Anon-Kouakouté, et celle d’Anyama.

A son commencement au carrefour Agripac, de gros bacs à ordures y sont déposés le long; ils sont si régulièrement et tellement remplis à ras-bord que le sol en est jonché, débordant sur la voie.
Ce mercredi 21 octobre 2026, c’est comme un ras-le-bol. Le service de ramassage n’a pas effectué sa ronde et l’odeur est suffocante. De ce fait et en signe de protestation, un des bacs a été déplacé pour occuper une voie de la circulation, provoquant, ce soir, un énorme bouchon à ces heures de pointe.

En l’occurrence, un vent de mécontentement semble souffler sur la commune d’Abobo. Il y a quarante-huit heures, les femmes de cette commune nommée ADOland, c’est-à-dire le fief du chef de l’État et président du RHDP, ont pris la rue.

Elles ont manifesté contre les grossistes libanais de poisson, frappant à la mauvaise porte. Pour leur défense, ces derniers invoquent les nombreuses taxes et les coûts du transport induits par le prix élevé du carburant à la pompe, pour expliquer la flambée du prix du poisson. Et c’est un dialogue de sourds alors que la commune de Yopougon, autrefois baptisée Yopougon de Gbagbo, est gagnée par d’autres mouvements de femmes contre la vie chère.

F. M. Bally

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