
Le 24 octobre, la salle Le Marais (155, route du Bourg) accueillera la troisième édition du Festival 71 du partage et de la musique. De 10 heures à 5 heures du matin, artistes, entrepreneurs culturels et publics se retrouveront pour faire de la culture un espace de rencontre entre l’Afrique, la Bourgogne et la Franche-Comté.
Expositions, panels, spectacles et musique rythmeront cette longue journée, qui s’achèvera par un concert de Roselyne Layo, accessible sur billet. La chanteuse ivoirienne sera la tête d’affiche d’une soirée qui donnera à l’événement une dimension populaire, après les temps d’échange et de réflexion.
À l’origine du projet, Thomas N’guettia, promoteur de spectacles et facilitateur culturel. « C’est une passerelle entre différentes cultures, précisément africaines, bourguignonnes et franc-comtoises. Il s’agit de se découvrir mutuellement au travers de la culture », explique-t-il. Une rencontre plutôt qu’une juxtaposition, sans hiérarchie ni effacement.
Cette édition place la femme au cœur de la culture, avec un panel intitulé « Femme, culture, leadership ». L’artiste ivoirienne Tiane, Diba Diallo, manager de Didi B, et les entrepreneures culturelles Deborah Aka-Zegoua et Floriane Diarra y partageront leurs expériences. Elles s’interrogeront sur leur place dans les industries culturelles, leur capacité à porter des projets et les défis auxquels elles font face.

Porté par l’association Djigi et NG Events, avec pour parrain Herman N’zi Kouadio, maire-adjoint de Bingerville, le festival contribue à donner de la visibilité à la création ivoirienne et africaine en France. Un soutien institutionnel plus important permettrait à ce type d’initiative de gagner en structuration et en rayonnement, car derrière chaque festival se cachent des heures de travail, des artistes à accompagner et des partenaires à convaincre.
Mais l’enjeu est ailleurs : dans la rencontre entre un artiste et un spectateur, entre une tradition africaine et une culture régionale, entre une femme entrepreneure et une jeune fille qui cherche encore sa voie. Le Festival 71 veut être cette passerelle. À chacun de la franchir.
Georges Eden Bobia
Correspondant à Paris
Images de l’édition 2025 fournies par les organisateurs






Commentaires Facebook