Drame migratoire aux Canaries: près de 80 personnes auraient péri lors d’une traversée depuis la Gambie

Une embarcation transportant des migrants originaires d’Afrique de l’ouest a été retrouvée au large de Grande Canarie avec 45 survivants et cinq corps à bord. Selon les témoignages recueillis par les secours espagnols, 128 personnes avaient pris le départ de Gambie début août. Près de 80 personnes auraient ainsi perdu la vie au cours d’une traversée qui a duré 27 jours.

Un nouveau drame migratoire s’est produit sur la dangereuse route atlantique reliant les côtes ouest-africaines aux îles Canaries.

Les services de secours espagnols ont retrouvé une embarcation à environ 120 kilomètres au sud de Grande Canarie. À son bord se trouvaient 45 migrants encore en vie ainsi que cinq personnes décédées.

Selon les survivants, cités par les médias espagnols, l’embarcation avait quitté la Gambie début août avec 128 personnes à bord. Après 27 jours passés dans l’Atlantique, environ 80 passagers manqueraient à l’appel.

Les corps des personnes décédées pendant la traversée auraient été jetés par-dessus bord. Parmi les victimes figureraient également des femmes et des mères accompagnées de bébés.

Les rescapés ont raconté avoir épuisé leurs réserves de nourriture et d’eau potable. Certains passagers auraient alors bu de l’eau de mer avant de tomber malades.

Trois survivants, dans un état jugé très inquietant, ont été hospitalisés. Les autres ont été pris en charge par la Croix-Rouge. Les opérations de secours ont par ailleurs été compliquées par une mer agitée, des vents violents et des vagues de plusieurs mètres.

L’embarcation aurait parcouru une distance considérable entre la Gambie et les Canaries, Grande Canarie se trouvant à environ 1 600 kilomètres à vol d’oiseau de son point de départ.

La route migratoire de l’Atlantique vers les Canaries est considérée comme particulièrement meurtrière. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 1 214 personnes y ont perdu la vie en 2025. L’organisation estime toutefois que le bilan réel pourrait être nettement supérieur, de nombreuses disparitions en mer n’étant jamais documentées.

Source : NOS, médias espagnols et Salvamento Marítimo

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