Le processus de délimitation de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Mali franchit une étape décisive. Selon le préfet hors grade Diakalidia Konaté, secrétaire exécutif de la Commission Nationale des Frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI), près de 90 % du tracé frontalier ont déjà fait l’objet d’un accord entre les deux pays.
Cette avancée majeure illustre la volonté commune des autorités ivoiriennes et maliennes de parvenir à une définition claire, consensuelle et durable de leur frontière commune. « Depuis quatre années, les experts des deux États travaillent dans un esprit de coopération, de sérénité et de responsabilité afin d’aboutir à un accord durable au bénéfice des populations vivant de part et d’autre de la frontière », a indiqué Diakalidia Konaté.
Les travaux techniques, engagés depuis plusieurs années, visent non seulement à clarifier le tracé frontalier, mais également à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les communautés frontalières. Une fois finalisées, les conclusions des experts devraient être entérinées lors d’une prochaine rencontre à Bamako.
Cette étape ouvrira la voie à la signature officielle du traité de délimitation, de démarcation et de bornage entre la Côte d’Ivoire et le Mali, marquant ainsi l’aboutissement d’un processus diplomatique et technique de longue haleine.
Au-delà de son importance géographique et administrative, cette initiative constitue un levier essentiel pour la paix, la stabilité et le développement des zones frontalières. Pour les autorités des deux pays, une frontière clairement définie contribuera à prévenir les conflits fonciers, à renforcer la coopération transfrontalière et à favoriser les échanges économiques et sociaux entre les populations.
La finalisation prochaine de ce dossier historique est ainsi perçue comme une victoire pour la coopération bilatérale et pour les populations vivant le long de cette frontière stratégique de l’Afrique de l’Ouest.
Photo: Issouf SANOGO/AFP





Commentaires Facebook