À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse (JLMCDS), célébrée ce mercredi 17 juin 2026, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a lancé un appel à l’ensemble des populations à s’engager davantage en faveur d’une gestion durable des terres, condition essentielle au bien-être des communautés et à la préservation des ressources naturelles.
Lisant la déclaration officielle du gouvernement, le ministre a souligné que cette journée constitue une opportunité de sensibilisation et de mobilisation collective face aux défis liés à la dégradation des terres et à la sécheresse.
« Cette journée doit raffermir votre engagement en faveur de la lutte contre la dégradation des terres par la sensibilisation du grand public à ces fléaux et donner des pistes de solutions qui permettront surtout la restauration des terres dégradées et la prévention des conséquences de la sécheresse », a-t-il déclaré.
Abou Bamba a rappelé que la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT) demeure réalisable, à condition que chaque acteur joue un rôle fondamental sur le terrain ou dans les prises de décisions.
Le thème national retenu pour cette édition, « Gestion rationnelle des pâturages pour une durabilité des terres », s’inscrit dans la dynamique du thème mondial porté par les Nations Unies à travers le slogan « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer ». Selon le ministre, ce choix vise à mettre en lumière le rôle majeur des parcours pastoraux dans la résilience climatique, la sécurité alimentaire et hydrique, ainsi que la conservation de la biodiversité.
Le ministre a par ailleurs relevé que la dégradation des terres constitue aujourd’hui une réalité préoccupante à l’échelle mondiale. La Côte d’Ivoire n’est pas épargnée par ce phénomène, alimenté notamment par les effets du changement climatique, les pratiques agricoles peu durables telles que la culture sur brûlis, l’utilisation excessive d’intrants chimiques, la déforestation et l’expansion de l’orpaillage illégal.
Ces différentes pressions environnementales ont contribué à une baisse des rendements agricoles, particulièrement dans le secteur vivrier, accentuant la dépendance alimentaire du pays vis-à-vis de l’extérieur.
À cet effet, Abou Bamba a indiqué qu’en 2025, les importations alimentaires de la Côte d’Ivoire ont atteint près de 2 000 milliards de FCFA, causant la hausse des prix des denrées alimentaires sur le terrain et l’insécurité alimentaire touchant près d’un tiers des régions du pays.
Rappelons que la Côte d’Ivoire, en adhérant à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la sécheresse, a pris l’engagement de promouvoir la préservation, la restauration et la gestion durable des terres.
Ci-après la déclaration du gouvernement
CICG





Commentaires Facebook