À Abidjan, un ancien ministre appelle à mettre « fin aux inondations »

Abidjan…mettons fin aux inondations.

La disparition du couvert végétal et des espaces verts aménagés a pour principale conséquence les graves inondations dans la ville d’Abidjan.

L’urbanisation accélérée de notre capitale économique s’est malheureusement faite au détriment de la nature. Le bétonnage massif et l’asphaltage ont rendu les sols totalement imperméables. Privée de son effet éponge naturel, assuré autrefois par les arbres, les forêts urbaines et les zones de pelouse, l’eau de pluie ne s’infiltre plus. Elle ruisselle instantanément en surface, saturant de fait des réseaux de drainage et des caniveaux par ailleurs souvent obstrués par les déchets.

Pour briser ce cycle catastrophique qui endeuille et paralyse Abidjan à chaque saison des pluies, il est urgent d’agir sur plusieurs fronts :
1. Sanctuariser et restaurer le couvert végétal : Il faut stopper l’aliénation des espaces verts urbains et lancer des programmes massifs de reboisement au cœur de nos communes.
2. Imposer des normes d’urbanisme durables : Obliger l’intégration de surfaces perméables ou de puits d’infiltration dans tous les nouveaux projets immobiliers et d’infrastructures.
3. Libérer les voies naturelles d’eau : Libérer strictement les zones que les experts de l’environnement nomment non aedificandi et les bassins d’orage colonisés par des constructions anarchiques.

Redonner sa place à la nature à Abidjan n’est plus une option esthétique ou écologique secondaire. C’est une urgence de sécurité publique pour protéger les vies et les biens de nos concitoyens.

Alain LOBOGNON

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