En Côte d’Ivoire, l’élection le 24 mars 2026 de Dr Adjelou Christian Arnaud enseignant-chercheur et juriste à la tête du nouveau bureau exécutif du Conseil National des Droits de l’Homme ( CNDH) continue de susciter des contestations. Récemment plus de vingt (20) organisations de la société civile ivoirienne ont vigoureusement dénoncé l’élection du successeur de Namizata Sangaré à la tête de cette structure étatique de défense des droits de l’homme pour des soupçons de partialité. Notamment son accointance supposée avec le parti au pouvoir.
Ce jeudi 16 avril 2026 c’est au tour du Parti des peuples africains Côte d’Ivoire ( PPA-CI) d’emboîter le pas à la société civile et de dénoncer aussi avec vigueur cette élection. Tout en annonçant ouvertement qu’il s’aligne sur la position des Ong. Ce sujet était l’une des thématiques abordées à la 43e Tribune du PPA-CI animée par le Ministre Justin Katinan Koné, Président du Conseil stratégique et politique. C’était au siège du parti à Abidjan, Cocody-Riviera, Bonoumin.
Après avoir mis en avant les textes qui régissent cette organisation et dont le principe repose sur l’impartialité de ses membres et eu égard à des sources concordantes sur le militantisme politique de Dr Adjélou, le conférencier est arrivé à la conclusion que le nouveau patron de cette institution est partial. Par conséquent, selon lui, Dr Adjélou ne peut diriger le CNDH. Il exhorte le gouvernement à « revoir sa copie ». << Nous dénonçons et nous ne sommes pas d’accord. Nous appelons le Gouvernement à revoir sa copie>>, fulmine-t-il d’entrée. Ensuite, il a expliqué que le parti de Laurent Gbagbo n’entend pas s’arrêter à l’étape d’une simple dénonciation. Il saisira, a-t-il martelé, des organisations internationales de défense des droits de l’homme à cet effet afin que les choses changent. Le Ministre Katinan a fait savoir que cette dénonciation revêt, certes, un intérêt général de tous les citoyens ivoiriens mais particulièrement, le PPA-CI est le plus concerné par la question de la violation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, présentant son parti comme la première victime des agissements contre les droits humains.
<<Nous saisirons les organisations des droits de l’homme parce que nous avons un intérêt à agir car nous sommes les premières victimes des violations et des persécutions politiques. Il était du devoir du parti de le dénoncer. Nous allons saisir les instances internationales pour leur dire que celui qui a été élu à la tête du CNDH est trop partial, il ne rassure pas à la fois l’opposition et la société civile donc nous demandons au gouvernement de revoir sa copie >>, a averti le conférencier.
Il a ensuite abordé le second thème << Sous la gouvernance RHDP l’école aggrave les inégalités sociales >>. Ce fut l’occasion pour lui de dépeindre un triste tableau de la situation de l’école ivoirienne. A travers des chiffres de résultats scolaires au Bac qu’il a brandis, Dr Katinan Koné a mis en lumière les tares dont souffre l’école ivoirienne.
Il s’agit, dit-il, de l’aggravation des inégalités sociales comme les inégalités de chances de réussite. Il a exprimé sa déception et dit ne pas comprendre pourquoi la Côte d’Ivoire qui occupe une position leader au niveau de l’économie dans la sous-région, se classe à un rang moins honorable pour ce qui est du Bac ces deux dernières années.
Selon ses chiffres la Côte d’Ivoire est classée 5e derrière le Bénin, le Burkina Faso, le Togo et le Sénégal. << C’est 15 ans de destruction de notre système scolaire>>, a-t-il affirmé accusant le régime en place d’être à la base des mauvais résultats enregistrés aux examens scolaires.
Albert Zatté







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