Transformation du cacao en Côte d’Ivoire: l’audace du DG du CDT au service de la cacaologie

À Abidjan, la première tribune du transformateur de l’année 2026 organisée par le Centre de Démonstration et de Promotion de Technologies (CDT) a marqué un tournant dans la réflexion autour de la valorisation du cacao en Côte d’Ivoire. Placée sous le thème de la promotion des dérivés autres que le chocolat, cette rencontre a mis en lumière une vision ambitieuse portée par le Directeur Général du CDT, Méité Bassessé : celle d’une transformation locale audacieuse, innovante et résolument tournée vers l’avenir.

L’audace du DG du CDT s’est illustrée dans sa volonté de repositionner la transformation du cacao au cœur des stratégies de développement industriel. En initiant cette tribune, il ne s’agit pas seulement d’un cadre d’échanges, mais d’un véritable levier pour encourager les acteurs locaux à sortir des sentiers battus. Face à la volatilité persistante des prix du cacao sur le marché international, la transformation locale apparaît désormais comme une réponse pragmatique et durable.

Ainsi, les transformateurs ont été vivement encouragés à explorer de nouvelles opportunités à travers des produits dérivés encore peu exploités : savons , baumes de massage, dentifrices, Jus de cacao, boissons rafraîchissantes cacao et frits naturels, liqueurs, farine nutritive, répulsif anti-moustiques, savons, produits cosmétiques (pommade, shampoing), compost ou encore briquettes issues des cabosses. Cette diversification, loin d’être anecdotique, constitue une stratégie essentielle pour capter davantage de valeur ajoutée et répondre à une demande en pleine expansion.

Mais au-delà de l’innovation produit, cette tribune a également été le théâtre d’une avancée conceptuelle majeure avec la mise en avant de la cacaologie, la science du cacao à trois branches : La cacaologie intellectuelle, la cacaologie industrielle, la cacaologie culturelle et touristique. Portée par le Docteur N’DA Marcelin, cette approche scientifique vise à structurer la filière cacao autour de la recherche, de la formation et de l’innovation. La cacaologie ambitionne ainsi de donner au cacao ses lettres de noblesse en tant que discipline à part entière avec la création d’écoles de cacaologie, à l’image d’autres sciences appliquées aux filières agricoles comme l’œnologie ou la caféologie. « Le cacao étant un système, la solution aux défis  ne sera pas une action isolée mais plutôt un ensemble d’actions coordonnées sur l’ensemble des douze dimensions du cacao « , a t-il mentionné au cours de sa brillante intervention.

Dans cette dynamique, le Conseil du Café-Cacao a réaffirmé son engagement à accompagner les transformateurs locaux, notamment à travers la mise en place d’un centre de formation dédié et de mécanismes d’appui aux initiatives privées et aux coopératives. Cet accompagnement institutionnel vient renforcer l’écosystème et offre aux acteurs les moyens de concrétiser leurs ambitions.

La convergence des actions entre le CDT et le Conseil du Café-Cacao traduit une volonté commune : faire de la transformation locale un pilier du développement économique. En misant sur des technologies adaptées, souvent conçues localement, et sur le renforcement des capacités des acteurs, la Côte d’Ivoire se donne les moyens de transformer en profondeur sa filière cacao.

En définitive, cette tribune du transformateur aura été bien plus qu’un simple rendez-vous sectoriel. Elle incarne une nouvelle ère, où audace, innovation et savoir scientifique se conjuguent pour redéfinir les contours de la filière cacao. De l’impulsion donnée par le DG du CDT à l’émergence de la cacaologie, c’est toute une vision qui se dessine : celle d’un cacao ivoirien transformé, valorisé et pleinement maîtrisé.

RH, correspondance particulière

Légende photo : Méité Bassessé, directeur général du CDT lors de la première tribune du transformateur 2026

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