
L’utilisation non contrôlée des substances corrosives (SC) constitue un risque majeur pour la santé publique, la sécurité des communautés et la protection de l’environnement. Largement utilisées dans les secteurs de l’artisanat, industriels et domestiques, ces substances sont souvent manipulées, stockées et commercialisées sans normes de sécurité adéquates à leur dangerosité. Cette situation expose aussi bien les utilisateurs que les vendeurs à de nombreux accidents, parfois graves. Les accidents domestiques notamment ne sont pas rares, et touchent plus particulièrement les enfants, qui ingèrent par inadvertance ces substances corrosives. Cette ingestion a des conséquences dramatiques pour l’enfant et sa famille, et c’est sur cette problématique que le projet porté par La Chaîne de l’Espoir et son partenaire ASAPSU agit.
Ainsi, dans le cadre de la Phase II du Projet intégré de prévention, sensibilisation, renforcement des capacités et d’accès aux soins des victimes d’accidents liés à l’utilisation de substances corrosives, il est apparu indispensable d’impliquer l’ensemble des acteurs de la chaîne (autorités, producteurs, revendeurs et utilisateurs) dans une démarche concertée visant à la formalisation d’un cadre réglementaire approprié.
C’est dans ce contexte qu’un atelier de deux jours s’est tenu du 9 au 10 avril 2026 à l’hôtel Capitol d’Abidjan (Cocody). Il avait pour objectif de promouvoir la prise en compte des risques liés à l’utilisation des substances corrosives dans les ménages, dans les politiques publiques, les mécanismes de prévention et les dispositifs de prise en charge en Côte d’Ivoire à travers l’élaboration d’une feuille de route.
En Côte d’Ivoire, dans le cadre de la mise en œuvre du projet, la prise en charge chirurgicale des victimes d’ingestion de substances corrosives est assurée gratuitement par l’Hôpital Mère-enfant de Bingerville avec l’appui financier de l’AFD et l’appui technique de la Chaîne de l’Espoir.
Dans cette deuxième phase, l’ONG ASAPSU est responsable du renforcement de la mobilisation communautaire et la prise en charge psychosociale en partenariat avec La Chaîne de l’Espoir. Les actions incluent :
- L’implication directe des groupements féminins, des prestataires de santé et des vendeurs de substances.
- Le renforcement des capacités de ces acteurs pour faciliter l’identification des accidents et optimiser le circuit de référencement.
- L’organisation du circuit de soins, selon lequel les victimes sont orientées vers les structures sanitaires de base, puis référées vers l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville. Cet établissement constitue un maillon essentiel du dispositif de prise en charge, dans la mesure où les financements de l’AFD, mobilisés via La Chaîne de l’Espoir, permettent la prise en charge des cas complexes sans coût pour les familles, et la formation des personnels de santé à la prise en charge des cas simples en autonomie.
Au terme de ces deux jours de travaux sur diverses thématiques, les 30 participants ont validé le draft de la feuille qui prévoit des actions en termes de prévention, de prise en charge et de réglementation en vue de réduire les cas d’ingestion de substances corrosives en Côte d’Ivoire.
Sercom Asapsu avec AZ (Connectionivoirienne.net)
Légende photo : Une vue des participants à l’atelier sur les substances corrosives à Abidjan le 9 avril 2026







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