La réduction annoncée du financement du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme suscite de vives inquiétudes en Côte d’Ivoire, où ces trois maladies restent des enjeux majeurs de santé publique.
Selon des sources concordantes, l’appui financier alloué au pays serait passé de 16 millions à 10 millions de dollars, soit une baisse estimée à 36 %. Une contraction significative qui pourrait fragiliser les efforts engagés ces dernières années dans la lutte contre ces pandémies.
Des programmes essentiels menacés
Plusieurs structures impliquées dans la prévention et la prise en charge du VIH/Sida, du paludisme et de la tuberculose pourraient être directement affectées par cette réduction de ressources.
En effet, une grande partie des activités de ces programmes repose sur les subventions du Fonds mondial, notamment :
les campagnes de sensibilisation,
les opérations de dépistage,
la distribution de traitements,
et le suivi des patients.
Une baisse aussi importante des financements fait craindre des perturbations à différents niveaux du dispositif sanitaire, avec des risques accrus pour les populations les plus vulnérables.
Des acquis fragilisés
Dans un contexte où des progrès notables avaient été enregistrés, notamment en matière d’accès aux soins et de réduction de la prévalence de certaines maladies, cette décision pourrait compromettre les avancées obtenues.
Les professionnels de santé redoutent un ralentissement des efforts, voire un recul dans certains indicateurs clés, si des mesures correctives ne sont pas rapidement mises en place.
Appel à une mobilisation urgente
Face à cette situation, les acteurs du secteur appellent à une mobilisation accrue des autorités ivoiriennes ainsi que des partenaires techniques et financiers.
L’objectif est de trouver des solutions alternatives pour compenser ce manque à gagner et garantir la continuité des soins, en particulier pour les patients dépendants de traitements réguliers.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite sur cette réduction de financement, laissant planer une incertitude préoccupante au sein du système de santé.







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