Robert Mugabe présidera le prochain Congrès de la ZANU-PF [ex-Mouvement de Libération]

AP Photo capture 

Par Connectionivoirienne

Robert Mugabe présidera le prochain congrès de son parti, la ZANU-PF, ancien Mouvement de Libération de la Rhodésie contre les colons anglais et européens.

L’ancien guérillero entouré des principaux chefs militaires du Zimbabwe l’a martelé hier [dimanche] au cours d’une allocation télévisée, alors que certains de ses adversaires politiques, appuyés par des médias, espéraient voir Mugabe démissionner de ses fonctions.

Ces derniers fondaient leurs espoirs sur des militaires et des membres dissidents de la ZANU-PF.

Alors que Mugabe venait dans la même journée selon des dépêches de presse d’être relevé de ses fonctions de président fondateur de la ZANU-PF, le vieil opposant au colon britannique [7 diplômes universitaires malgré 10 ans de prison], a pris tous ses adversaires de vitesse en les renvoyant au Congrès prévu dans quelques semaines.

«L’opération [coup d’état] à laquelle j’ai échappée n’a pas remis en cause mon autorité en tant que chef de l’État et commandant en chef de l’armée. Quels que soit les pour et les contre de l’opération de l’armée, moi, en tant que commandant en chef, je reconnais les problèmes qui ont été soulevés”, a indiqué Mugabe, avant de critiquer «les messages contradictoires du gouvernement et du parti».
“Le congrès doit se tenir dans les prochaines semaines, j’en présiderai les débats», a finalement martelé Robert Mugabe.

En attendant que les choses s’éclaircissent les semaines ou mois à venir au Zimbabwe, Robert Mugabe reste Chef de l’état, Président de la République et Commandant suprême des forces armées du pays.

Hervé Coulibaly

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13 réflexions au sujet de “Robert Mugabe présidera le prochain Congrès de la ZANU-PF [ex-Mouvement de Libération]”

  1. La situation, si elle ne se complique pas, ne se simplifie pas non plus. Que vont faire maintenant les élus de la ZANU-PF après que l’ultimatum lancé au guérillero ait expiré.

    Ces élus qui promettent se réunir très bientôt sont mis pied du mur.

    Nos amis anglo-saxons diront : “Mugabe is calling their bluff!”

    Wait and see!

  2. Avec un raisonnement guidé par des médias manipulateurs, on n’est pas étonné de ses raisonnements “porte ouverte à …ouvrir”.

    Comment quelqu’un sain d’esprit peut raisonner à partir de reportages faits par des es manipulateurs médiatiques où on ne montrent que ceux qui veulent voir le monsieur partir?

    Ce sont des animaux pareils qui jouent les intello et penseurs sur ce site vraiment pitoyable.

    Amitiés

  3. Croiser les doigts pour mugabé?? Non plutôt croiser les doigts pour les zimbabwéens. Les voici otages d’une querelle de succession au sein d’un parti politique (ZANU PF) opposant le clan mugabé à ses anciens compagnons de lutte aussi bien civiles que militaires. Et il appartenait à mugabé d’en tirer toutes les conséquences en se retirant de la vie politique, vu que ces dernières décisions (limogeage de son vice président, probable candidature de sa femme) ont été clairement remis en cause par ces derniers

  4. L’autre enfant d’enculée bété est de retour. Cette tranny au QI d’un âne vient aussi de poop, ce les microbes savent faire… Rien de nouveau. Oui, le portail ouvert est aussi grand que l’entre-jambe de ta génitrice enculée…SAUVAGE bété…

  5. Finalement, on est dans une bonne guerre de succession au lieu d’un coup d’état !!

    Pop !!

  6. Il faut être débile pour trouver un début d’explication aux âneries de Mugabe. Ce n’est pas parce qu’on a été une icone qu’il ne faut pas savoir s’arrêter. que peut-il prouver qu’il n’a pas pu faire depuis 37 ans!!! le vieux manque de sagesse c’est tout. Et puis c’est quoi cette connerie de vouloir que sa femme lui succède???

  7. SAVOIR S’ARRETER …

    Oui, c’est bien de cela dont il s’agit ici et rien de plus !!

    MUGABE est mieux placé que quiconque pour savoir s’il faut s’arrêter, surtout après tout ce qu’il a fait pour ce pays et pour la sous région. Il ne saurait donc réfuter sa propre fin de parcours !! C’est quelqu’un qui connaît sa valeur, son importance dans ce pays, mais aussi dans toute la sous-région. C’est un monument !!

    Et tant que l’on absorbera les « informations » provenant de réseaux média français, on ne saura pas évaluer les enjeux dans ce pays, à leur juste valeur.

    En effet, c’est une image déformée de la réalité qui nous est servie et cette restitution tronquée de la situation provoque de nombreuses incohérences qui n’en sont pas du tout, aussitôt que l’on sait exactement ce qui se passer réellement dans ce pays !!

    Coup d’état vous dites ?

    Oui, peut-être, un mouvement de blindés militaires, des carrefours pris, MUGABE mis en résidence surveillée, mais pas de mise à mort, pas d’effectivité ou de finalité du coup d’état, c’est selon. Pas de renversement et de nouvelle instance à la tête du pays.

    Et on aura l’impression que MUGABE, avec son seul caractère, sa seule volonté, son verbe, aura pu à lui tout seul contrer ce coup et forcer les soldats à accepter ses conditions.

    Quelque chose ici n’est pas logique !!

    Et pourtant, c’est tout simple !!

    MUGABE, bien qu’il ne soit pas parfait et qu’il dirige un pays en difficulté économique sérieuse, reste et demeure la figure d’envergure de ce pays. Un monument du niveau de LUMUMBA, de MANDELA, de SANKARA. Et celui qui le renversera, sera obligé de porter a jamais cette étiquette de tombeur du libérateur, comme MOBUTU au Zaïre, comme COMPAORE au BURKINA, et comme le pouvoir de l’apartheid en Afrique du Sud, qui refusa d’endosser la mort de MANDELA en le libérant.

    Qui peut et endosser la responsabilité de la chute de MUGABE, dans le contexte actuel ?

    Personne !!

    Alors on essaiera de faire partir MUGABE sur une base impersonnelle. On espérera sa démission, puis on activera les acteurs politiques qui se disputent le pouvoir dans une guerre de succession insensée.

    MUGABE, dans tout ceci, ramène tous les belligérants vers le respect de la loi, du droit, et de la république. Il accepte les griefs des uns et des autres, mais demande qu’ils se fassent au cours du congrès à venir. En effet, ce n’est pas une minorité qui aura la charge de le relever de ses fonctions, mais la petite majorité qui se décidera à le confirmer lors du congrès.

    MUGABE aura compris que sa femme ne peut lui succéder, mais il sait aussi que les alternatives ne sont pas forcément de bon choix. Ceux qui ont réussi à éloigner la menace GRACE, sont tout autant inquiets quant à la suite, car ils ont provoqué et accéleré un combat pour la succession d’état que seul MUGABE peut gérer.

    Il s’agira donc d’organiser la succession du père et non son écartèlement !!

    Vu sous cet angle, tout s’explique !!

    • Le coup d’état qui n’en est pas un !!
    • Le peuple attentif, accroché aux lèvres du président MUGABE qui calme le jeu.
    • MUGABE qui demeure le chef d’état et chef suprême des armées.
    • La présence permanente de la diplomatie Sud Africaine dans les pourparlers.
    • La détente générale et la vie sociale qui continue

    A la fin, on ne sera pas surpris de voir tout le monde danser, autour d’un symbole, MUGABE, et d’un nouveau visage adoubé et désigné pour lui succéder !!

    Mais MUGABE fera ce que LUMUBA, SANKARA et même MANDELA n’ont pas pu faire, participer au choix de son successeur !!

    Vous avez dit coup d’Etat ??

    Ma lecture est tout autre !!

    Maintenant, il s’agit de savoir si les occidentaux laisseront faire ou provoqueront un autre schéma, plus sanglant !!

    Pop !!

  8. @peace011
    (Maintenant, il s’agit de savoir si les occidentaux laisseront faire ou provoqueront un autre schéma, plus sanglant !!)
    voilà justement le problème en Afrique.
    les Zimbabwéins auront beau s’investir dans leur affaires, seuls les
    occidentaux auront le dernier mot.

  9. @Popcornnnnnnn,
    les protagonistes de cette crise sont bien connus:
    – d’abord mugabé et indirectement son épouse, celle par qui pourrait on dire, le scandale est arrivé
    – ensuite mnangagwa, l’ex dauphin de mugabé, réfugié en AFSUD, celui dont le limogeage a conduit à l’intervention de l’armée
    – et enfin le général chiwenga, le commandant des ZDF, dans un rôle de redresseur de torts, a décidé de mettre fin à la purge au sein de la ZANU-PF (sic)
    Ces trois personnes ont en commun le fait d’avoir mené la guerre d’indépendance: ce sont tous d’anciens guérilleros. et s’appellent tous affectueusement camarades
    Et celui qui détient la clef sur le schéma de sortir de crise est bel et bien mugabé: plus il s’accrochera au pouvoir, plus les incertitudes sur l’avenir du zimbabwé seront grandes.

  10. @veritas 17

    Les protagonistes comme vous dites !

    Analyser donc la situation en terme de rapport de force !!

    Le commandant des ZDF a le contrôle militaire du pays !! A t-il besoin de négocier avec MUGABE pour prendre le pouvoir et le garder ?? Pourquoi proclame t-il que MUBAGE reste son chef des armées ?

    L’ex dauphin de MUGABE est revenu au pays pour essayer de réactiver ses soutiens politiques, mais cela doit passer par le parti et non par les armes, encore moins par la mise à mort de MUGABE !!

    L’épouse de MUGABE est définitivement hors du jeu, mais son éviction ouvre le champ à tout un tas de jeu de chaise et de hasard, car elle avait su tisser son réseau !!

    Peut-on donc encore dire ici que MUGABE s’accroche au pouvoir ?

    Non, il lui es demandé d’organiser sa succession, c’est ce qu’il fera, en tenant compte du fait que sa femme n’est plus dans le jeu !!

    Mais personne ne peut raisonnablement oser renverser MUGABE, car l’héritage sera difficile à assumer !!

    MUGABE fera donc le boulot !!

    Pop !!

  11. @belo001

    Pour ma part, je crois que l’immiscion occidentale aura éventuellement lieu si les Zimbabwéens, en l’occurrence, Mugabe, ne part pas et qu’une crise ouverte éclate.

    Ce problème cesse à la minute même si ce personnage qui a fait 37 ans au pouvoir rend le tablier. Nous sommes en train de vivre en direct une autre crise qui ne mériterait même pas d’être si ce vieillard s’éclipsait en douceur et dignement.

    Mugabe et sa femme ont tous les deux créés de toute pièce cette crise dans leurs soucis de vouloir garder ce pouvoir dans leur chambre à coucher. Pas l’Occident.

    Espérons que la sagesse habitera l’ancien maquisard…

    Wait and see!

  12. @Popcornnnnnnn,
    la situation zimbabwéenne ne se pose pas uniquement en terme de rapport de force. La force est bien du coté des militaires mais à l’évidence les militaires ont opté pour une solution politique en lieu et place d’un coup de force en bonne et due forme. Et dans ce cas d’espèce, la résolution de la crise n’appartient plus aux militaires mais plutôt à mugabé et à son ex dauphin mnangagwa. Et celui qui à la main c’est mugabé et dans une certaine mesure son parti la ZANU PF. Les militaires se présentant pour le moment en médiateur. Mais il est évident qu’en l’absence de visibilité claire sur le processus politique, les militaires finiront par imposer leur PAX.

  13. “Le camarade bob a parlé, il ira au bout de son mandat tel que prescrit par la constitution zimbabwéenne”.

    @ Alou Gustave et consorts!

    Où en sont les nouvelles de Mugabe ce soir?

    C’est quand même bizarre que Connectionivoirienne soit le seul site à ne pas nous dire ce qui se passe au Zimbabwe ce soir alors que le dimanche, à peine Mugabe a péniblement lu son discours qu’on nous informe sur ce site que BOB maîtrisait la situation générale de son pays et celle particulière de la ZANU-PF!

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