Côte d’Ivoire FPI – Gossio chez son oncle, réunion d’urgence du parti, mission à Accra

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Arrivée tôt ce vendredi 17 janvier 2014 autour de 4h50mn, à l’aéroport international Félix Houphouêt Boigny d’Abidjan, l’ancien Directeur général du Port Autonome d’Abidjan (PAA), M. Gossio Marcel mettait ainsi fin à 3 ans d’exil au Maroc.

Selon plusieurs témoins sur place, l’ancien DG du Port était accueilli par ses anciens collègues de travail venus très nombreux, mais aussi par des membres de sa famille tels, Madame Oulaï Madeleine (Député) et le vieux Oulaï Tiabasse, l’oncle de Gossio.

Etaient également à l’arrivée tôt ce matin, la Ministre Anne Oulotto pour le compte du gouvernement ivoirien et Amani Nguessan Michel pour le compte du FPI.

« J’y étais en tant que simple éclaireur pour rendre compte après à la direction du parti et m’assurer que rien n’arrive à nos camarades qui rentrent volontairement » a expliqué l’ancien ministre de la défense de Gbagbo à un journaliste de Diaspo tv à Abidjan.

Selon toujours des témoins interrogés, le long cortège de Gossio s’est aussitôt dirigé au domicile de son oncle Oulaï Tiabasse. « C’était comme si Marcel Gossio avait planifié son retour depuis très longtemps » lâche une source bien introduite.

On le sait, la maison de Gossio ainsi que celle de pratiquement tous les cadres du FPI qui ont fuit les exactions en Côte d’ivoire sont encore occupées.

« Ils ont promis libérer son appartement dans les jours à venir » nous informe une autre source proche de la famille.

Le FPI en conclave depuis ce matin à Abidjan

Pendant que Gossio respirait l’air chaud d’Abidjan après 3 ans d’absence au domicile de son oncle, ses camarades du FPI, eux se réunirent au QG du parti pour disent-ils débattre de la normalisation de la vie politique en Côte d’ivoire.

Le FPI d’Affi Nguessan qui a posé plusieurs conditions avant son entrée dans un prochain gouvernement ou encore participer à une éventuelle élection serait sur le point de revoir sa position.

Au centre des discussions du jour, le dégèle des Avoirs des cadres Pro-Gbagbo et la réinsertion des fonctionnaires dans la fonction publique.

« Le gouvernement nous dit de lui fournir une liste de nos camarades touchés par le gèle des avoirs. Nous lui disons qu’il connait lui-même tous ceux dont il a gelé les comptes bancaires (…) Pour nous le plus important aujourd’hui, ce n’est pas tant les élections. Ce sont plutôt les conditions pour aller à ces élections. Qui passent par la normalisation de la vie politique (…) Et nous entendons par normalisation, toutes les questions relatives au code électoral, à l’éligibilité, au découpage électoral, au listing électoral, à la sécurité mais aussi au retour et à la libération de nos camarades exilés et emprisonnés. Avec en pointe de mire le dégèle des avoir et la réinsertion dans leur fonction » nous explique une source proche du FPI. On l’a vu, depuis sa sortie de prison en août 2013, Pascal Affi Nguessan continue d’inviter le gouvernement à une table de discussion à travers son projet des Etats généraux de la république (EGR). Une proposition bottée en touche par le gouvernement avec le président Alassane Ouattara en tête. Et n’hésitant pas à rappeler à Affi et ses amis qu’il existe déjà bel et bien un cadre de discussion, le CPD (cadre permanent de dialogue) qui puisse satisfaire l’ensemble de la classe politique ivoirienne.

« Nous allons trouver un compromis. Il faudra prendre le juste milieu entre le CPD et l’EGR. Le problème c’est de quoi allons-nous parler dans ce cadre » s’est interrogé un autre membre du FPI dont nous taisons le nom. Et à ce dernier nous révéler : « D’ailleurs une mission du FPI se rendra demain samedi 18 janvier à Accra pour discuter avec nos camarades de là-bas ».

Allons-nous allègrement vers une vraie normalisation de la vie socio politique en Côte d’Ivoire ? La libération du président Laurent Gbagbo ne serait plus un préalable à toute discussion comme le clame la majorité surtout des pro-Gbagbo en exil ?

En tout cas, pour qui connait les conditions de vie de ces exilés pro-Gbagbo au Ghana, après 3 ans d’inactivité et de chômage, il semble que le grenier commence à se vider.

Ne dit-on pas que l’Homme qui a faim n’est pas un homme libre ? Chez nous à l’ouest, on dit, un sac vide ne peut pas tenir débout.

Mais considérer que les cadres du FPI rentrent au pays parce qu’ils seraient épuisés financièrement et moralement ne correspondrait pas à l’état d’esprit actuel du peuple ivoirien encore moins des nombreux soutiens au régime de Gbagbo. En France, bien que souffrant d’un manque de leader charismatique et d’une véritable structure organisationnelle, les résistants pro-Gbagbo sont toujours à la barre et cela tous les week end pour rappeler à l’opinion française que la seule voie de normalisation de la vie politique en Côte d’ivoire reste la libération de leur champion, Laurent Gbagbo. Comme si le débat engagé entre le FPI et le gouvernement ne les intéressait guère.

Sauf qu’à l’instar du printemps arabe, seul le terrain détermine la légitimité de la lutte. Combattre pied à pied l’ennemi sur son terrain reste la seule issue aujourd’hui pour le FPI de prétendre revenir un jour au pouvoir. Un vrai garçon, c’est celui qui affronte son adversaire de face et non de dos.

Pascal Affi Nguessan ayant tracé les sillons à travers ses nombreuses tournées à l’intérieur du pays, le retour massif des cadres du parti permettra au FPI de reprendre la lutte là où Laurent Gbagbo l’a laissé en 2011.

Bon retour à tous !

Philippe Kouhon/ Diaspo Tv
Mail : pkouhon@gmail.com

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