Au moins 5 morts dans des affrontements meurtriers entre communautés à Sikensi

Par RFI

En Côte d’Ivoire, des affrontements meurtriers entre communautés se sont produits dimanche 25 et lundi 26 décembre à Sikensi, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest d’Abidjan. Selon une source officielle jointe sur place, les violences ont fait 4 morts et une quinzaine de personnes ont été blessées. Les raisons exactes de cette explosion de violence ne sont pas encore connues.

Selon une source sécuritaire jointe sur place, tout a commencé samedi soir, lors du réveillon de Noël, lorsqu’un militaire FRCI a gravement blessé dans une bagarre un jeune Abidji, la communauté autochtone de Sikensi. Cette altercation a provoqué la colère des Abidji, une colère qu’ils ont d’abord retournée contre un poste avancé des FRCI. Selon cette source deux soldats ont été tués. Puis l’affrontement est devenu intercommunautaires.

Dimanche soir et ce lundi matin, des affrontements entre autochtones et Malinké ont éclaté dans la ville. Selon plusieurs sources, des jeunes Abidji et Malinké se sont lancés des pierres mais aussi battus à coup de machettes et de gourdins. Un membre de chaque communauté aurait été tué. Des magasins et des maquis sont également partis en fumée.

Ce lundi après-midi le calme est revenu et afin d’apaiser la tension le ministre délégué à la défense, Paul Koffi Koffi, s’est rendu sur place pour rencontrer les autorités locales et les différentes communautés. Ce soir donc, le calme semble revenu mais la peur elle n’a pas disparu. Jointe par RFI, dans la soirée, une jeune fille cloitrée chez elle avec sa famille ne cachait pas sa crainte que de nouvelles violences éclatent pendant la nuit.

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Tension vive entre communauté Malinké et jeunes Abidji au bord de l’affrontement, à Sikensi

Sikensi, 26 déc(AIP)-La tension est très vive, ce lundi, à Sikensi, où communauté Malinké et jeunes Abidji sont au bord de l’affrontement, des jeunes autochtones Abidji ayant dressé des barricades et allumé de vieux  pneus sur la principale artère de la ville donnant accès au quartier de la communauté Malinké, pour protester contre la blessure d’un des leurs par un soldat des FRCI, à la suite d’une altercation qui a mal tourné.

Un jeune du nom de Bébé Guy Martial a été grièvement blessé, et évacué à l’hôpital de Dabou. Il n’en a pas fallu longtemps pour que des jeunes se révoltent, et le manifestent bruyamment. La communauté Malinké, qui n’a rien à voir avec cette affaire, a fait savoir qu’elle s’oppose aux barricades dressées sur l’unique voie qui mène à leur quartier. Ce que les jeunes Abidji ne veulent point attendre de cette oreille.

L’on raconte qu’une histoire de femme serait à l’origine de l’altercation qui se serait déroulée dans un maquis, sorte de restaurant-bistrot, très en vogue en Côte d’Ivoire. Autre facteur qui n’arrange pas les choses, la ville de Sikensi est en rupture d’électricité, et les moyens de communication ne fonctionnent pas.

(aip)

cpp.S/nf


Dernière heure: Affrontement à Sikensi entre population et FRCI

L’autoroute du nord est bloquée depuis 11 heures, ce lundi 26 décembre 2011, a rapporté un journaliste de Eventnews TV à Abidjan. Toujours selon le journaliste de Eventnews TV, qui s’est rendu sur les lieux peu après 12h, c’est tôt ce matin qu’un jeune “Abidji” de l’éthnie du sud (Sikensi) a été abattu à bout portant par un élément des FRCI. Ce qui a provoqué la colère de la population qui a immédiatement risposté en bloquant l’axe Abidjan-Yamoussoukro, précisément le corridor d’Elibou à quelques 20 km d’Abidjan. La tension était toujours vive jusqu’à 15h, a rapporté le journaliste. ” Aucun bilan n’est encore disponible” a-t-il informé.

Rappelons que des heurts ont eu lieu la semaine dernière sur l’axe Man-Duekoué, causant la mort de 32 soldats FRCI, force militaire du nouveau pouvoir d’Abidjan. Une attaque non encore revendiquée. Selon un responsable du MSD, mouvement clandestin qui avait revendiqué l’attaque de Taï il y a quelques mois, ce nouveau commando invisible appelé “commando mystérieux des Beinguistes” est bien dans la même logique de libération de la Côte d’Ivoire, que le MSD.

La Côte d’Ivoire qui vient d’organiser les élections législatives du 11 décembre 2011, peine encore à trouver une cohésion nationale. L’ex président ivoirien, Laurent Gbagbo se trouve toujours à la CPI où il est accusé de crime de guerre, crime contre l’humanité et crime de génocide. Recemment, à New York, le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a donné toutes les garanties quant à la coopération de l’Etat de Côte d’Ivoire à mettre à la disposition de la Cour pénale internationale tout individu qui commettrait un crime relevant de la compétence de la CPI, et ce, depuis 2002. Les violences post-électorales (novembre 2010) avaient causé plus de 3000 morts.

eventnews
Philippe Kouhon

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