Yopougon panique généralisée hier: 2 factions des FRCI se tirent dessus

Tirs nourris hier à Yopougon : L’affrontement armé fait un mort


Le canon a tonné hier à Yopougon et les crépitements des armes ont pongé la plus grande commune de la Côte d’Ivoire dans une panique généralisée. Les populations des quartiers ‘’toits rouges’’ et ‘’nouveau quartier’’ ont, en effet, passé une mauvaise soirée. Peu après 18 h, des tirs nourris ont éclaté du coté du commissariat de police du 19è arrondissement. Deux factions des FRCI se sont affrontées à la kalachnikov. Bilan de l’affrontement: un mort dont le nommé Sidibé Dribril dit Bolo. Mais qu’est ce qui s’est passé pour que les armes recommencent à crépiter? Selon le commandant Doumbia Moussa alias ‘’Djouroumou’’ que nous avons joint au téléphone tout est parti d’un braquage de moto par des éléments du groupement tactique 8 basée à la BAE. Selon le chef militaire qui lui, est basé au commissariat de police du 19 è arrondissement, des éléments de ce détachement des FRCI, notamment, Sidibé Djakaridja dit Rougeau et son frère Sidibé Djibril dit Bolo se sont spécialisés dans les braquages des domiciles et des voitures. Ils ont été, a-t-il poursuivi, arrêtés et mis en prison à la BAE, mais se sont à chaque fois retrouvés en liberté avec la complicité des leurs acolytes. C’est que la semaine dernière, précise le commandant, ils ont commis un autre forfait en arrachant une moto à son propriétaire. L’affaire étant sur sa table, le patron du 19è arrondissement a détaché un commando pour récupérer la moto des mains de Bolo. Ce qui a été fait. Mais le soldat braqueur n’a pas digéré l’action de ses frères d’arme. Et il a voulu laver l’affront hier. «En compagnie d’un élément de la PJ, d’un certain Zigéhi, les deux frères Sidibé se sont attaqués au commissariat du 19è arrondissement et ensuite au camp de regroupement au nouveau quartier. Ils ont ouvert le feu sur mes éléments et nous avons riposté. Bolo est tombé», a-t-il souligné. Les autres braqueurs ont été mis aux arrêts. Djouroumou a estimé que le GT8 doit être débarrassé des braqueurs que les chefs connaissent bien.
Lacina Ouattara

Le Patriote

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Suite à la mort d’un élément des Frci Tirs nourris hier à Yopougon 1 commissaire de Police blessé Panique générale
Soir info

La commune de Yopougon a été secouée, le vendredi 23 septembre 2011, par des tirs nourris à l’arme lourde. Aux environs de 18 h, des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), basés au 19ème arrondissement, ont manifesté leur mécontentement. Ils se sont mis à tirer à travers les rues. Au cours du soulèvement, le commissaire de police Sanogo Lacina, chef de service du 19ème arrondissement a été blessé par des éclats de vitres. Son véhicule à bord duquel il se trouvait a reçu des impacts. Cette manifestation des hommes de Doumbia Moussa dit « Droumou », commandant des Frci du 19ème arrondissement, prend sa source dans la mort de Bolo, un de ses éléments. En effet, selon les renseignements, dans la lutte contre l’insécurité, dans le district d’Abidjan engagée par les Frci, des braqueurs arrêtés par des soldats, du côté de Cocody, citent leurs complices. Et parmi ceux-ci, les noms de Bolo et deux autres éléments du commandant Doumbia, apparaissent. Les soldats effectuent le déplacement à Yopougon, en vue d’en savoir plus. Une fois dans les environs de la place de la liberté, les éléments des Frci, après avoir repéré leurs trois collègues mis en cause, leur intiment l’ordre de déposer leurs armes. Si les deux autres se sont exécutés, ce n’est pas le cas pour Bolo, indiquent les informations. Il aurait même ouvert le feu dans la direction de ces poursuivants. Les soldats venus de Cocody ripostent et l’atteignent mortellement. La rumeur de la mort de Bollo se repend, comme une traînée de poudre, à travers la commune de Yopougon. Ses collègues, une fois saisis de la triste nouvelle, sont emportés par une colère indescriptible. Et pour manifester leur mécontentement, ils se mettent à tirer dans tous les sens. C’est au cours de ces tirs nourris que le commissaire Sanogo Lacina, à bord de son véhicule en compagnie d’un collègue policier, est blessé par les éclats de vitres, après qu’une balle perdue a cassé son pare-brise. La panique ne tarde pas à gagner la population des Toits-Rouges. Les uns et les autres se terrent chez eux. Les rues se vident aussitôt. Après donc quelques moments chauds, les soldats sont rentrés à leur base. Il y a donc eu plus de peur que de mal. Mais il est important de rappeler aux Frci que ce genre d’événements, les Ivoiriens n’en n’ont plus besoin. Ils aspirent à la paix et à la sérénité afin de travailler, pour la reconstruction du pays.

FOFANA Mambé
Soir Info

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