Burkina ruée vers le MPP – le parti de Roch Kaboré et des « dissidents » du CPD de Compaoré

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Ouagadougou–Depuis sa création en fin janvier, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), un parti d’opposition créée par des ex-proches du président burkinabè Blaise Compaoré, ne cesse d’accueillir des démissionnaires du parti au pouvoir et d’autres formations politiques, enregistrant également la demande de fusion de trois partis politiques prônant l’alternance en 2015.

En moins d’une semaine, le parti de Roch Marc Christian Kaboré qui a conduit le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, pouvoir) pendant une décennie avant d’être évincé en 2012, a reçu officiellement la demande de fusion de trois formations politiques.

Il s’agit du Mouvement du peuple pour le socialisme/Parti fédéral du Dr Emile Paré, candidat malheureux aux élections présidentielles de 2005 et de 2010, de la Convention nationale pour le progrès du Burkina dont les fondateurs avaient été écartés du CDP en avril 2009 et de l’Union des démocrates pour le progrès social de Djéjouma Sanon, ex membre de plusieurs formations politiques.

A la veille de son premier congrès extraordinaire, ces partis mais également des dissidents de l’Union pour la République (mouvance) et de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (opposition), disent soutenir le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) dans son combat pour une alternance en 2015.

Les partisans du président Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir en 1987, appellent à la modification de l’article 37 de la Constitution qui lui permettrait de se représenter en 2015, à l’opposé de ses adversaires qui ont organisés trois grandes marches de protestation (le 29 juin, le 28 juillet 2013 et le 18 janvier 2014).

Le 4 janvier 2014, Rock Marc Christian Kaboré, à la tête de soixante-quinze influents membres annonçait sa rupture avec le CDP, dénonçant le manque de démocratie à l’interne et la volonté du pouvoir de sauter le verrou limitatif des mandats présidentiels.

Qualifié à l’époque « de non évènement » par le parti majoritaire, le MPP s’est lancé à travers le pays dans « une campagne explicative » fortement médiatisée sur les raisons de sa scission.

Interpellé sur la question à Bruxelles par la diaspora burkinabè, Blaise Compaoré a estimé que ces démissions n’ont pas « gêné » le fonctionnement de son parti ni celui des institutions.

Aussi, il s’est dit plutôt préoccupé par ses promesses de campagne de 2010 que par son éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2015.
AIB/AIP

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