Biens mal acquis des patrons des FN l’enquête de La Lettre du Continent qui dérange

Ah ! que la guerre en Côte d’Ivoire a été jolie pour certains ! C’est la conclusion à laquelle on arrive lorsqu’on lit l’enquête que la feuille confidentielle La Lettre du Continent a consacrée aux biens accumulés au cours de la guerre – qui a commencé il y a presque exactement neuf ans – par Guillaume Soro et ses lieutenants de l’exrébellion des Forces nouvelles.

On y apprend qu’avec la disparition annoncée de la Centrale, les anciennes figures du MPCI investissent à fond dans l’immobilier les sommes issues de « l’économie de rente » installée dans les zones Centre Nord et Ouest. Ainsi, en un temps trois mouvements, Guillaume Soro a racheté, nous apprend la publication, et la résidence de l’ancien procureur de la République Raymond Tchimou (Beverly Hills) et un immeuble appartenant à l’ancienne Première Dame Thérèse Houphouët-Boigny, à la rue des Jardins (Deux-Plateaux).

Wattao possèderait de son côté des dizaines de grosses cylindrées (Ferrari, Compressor, BMW X5. En comparaison, explique le titre édité à Paris, Teodorin Obiang Nguema Mangue, le fils du président équato-guinéen, internationalement connu pour son côté flambeur impénitent, serait un « petit joueur ».

Hervé Touré dit « Vétcho » s’enrichit de son côté dans la contrebande des produits pétroliers venus du Burkina Faso et du Mali. Chérif Ousmane quant à lui fait fortune dans le « gardiennage » des banques du Plateau. Il aurait aussi réquisitionné pour son plus grand profit l’hôtel Harmattan de Bouaké, si l’on en croit La Lettre du Continent. Il possède plusieurs résidences, explique le titre, au Burkina Faso, pays de sa femme, petite fille de l’ancien président Sangoulé Lamizana. On se rappellera opportunément qu’Alassane et Dominique Ouattara étaient les témoins de leur mariage…

Morou Ouattara, plus entreprenant, a une ferme agro-pastorale à Bouna. Fofana Losséni dit « Loss » a de son côté gagné beaucoup d’argent dans la contrebande du café de la région des Montagnes. L’on comprend, à la lecture de cet article, la sourde colère qui habite la base des soldats FRCI d’origine MPCI… qui n’ont jamais été payés en neuf ans de combats. Et ont décidé de se rémunérer en se transformant en coupeurs de route et en braqueurs. Bien entendu, la « rigueur » du chef de l’Etat Alassane Ouattara ne touchera pas les milliardaires de la guerre…

Par Benjamin Silué
Source: Le Nouveau Courrier

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